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- Agence web : création de site Internet Lyon, référencement et graphismeAnciennement Le Rocher Noir (sous la colonisation), Boumerdès est une ville côtière, située entre Alger (40km) et Tizi Ouzou (60 km). Chef-lieu de wilaya (département) depuis 1984, elle compte environ 180 000 habitants. La wilaya qui est limitée au nord par la mer Méditerranée, à l'est par Tizi Ouzou, à l'ouest par Alger, au sud-est par Bouira, au sud-ouest par Blida, en compte un peu plus de 830 000 pour une superficie de 15 839 Km2. Les principales villes de cette partie ouest de la Kabylie, sont Thénia (Menerville), Bordj Menaël, Boudouaou (Alma), Khemis El Khechna (Fondouk), les Issers (Isserville), Si Mustapha (Felix Faure), Nacéria (Haussonvillers), Zemmouri (Courbet), et surtout Dellys...La wilaya de Boumerdes recèle quelques vestiges historiques. Des ruines romaines ont récemment été découvertes à Thénia et Si Mustapha. La ville de Dellys avec ses ruines romaines, sa Casbah (en ruines faute de restauration) qui serait plus ancienne que celle d'Alger, témoin du passage des Turcs, et certainement la plus historique de toutes.
Avant l'indépendance, la ville de Boumerdès n'était qu'une petite agglomération, de moindre importance que la plupart des villes de la wilaya. Mais il était dit que le Rocher Noir (appellation qui viendrait du rocher qui se trouve en mer, au large de l'endroit) allait connaître une destinée à laquelle ne s’attendaient même pas ses habitants. A l'indépendance de l'Algérie, c'est l'endroit qu'avait choisi le Gouvernement Provisoire de la République Algérienne (GPRA) pour y élire domicile, ce qui lui valut d'être connu du monde entier.
Boumerdès vit ainsi naitre dès 1963 plusieurs instituts, qui allaient la métamorphoser en ville universitaire de dimension Africaine: l'Institut National des Hydrocarbures et de la Chimie (INH), l'Institut National des Industries Légères (INIL), l'Institut National de Génie Mécanique (INGM), l'Institut Algérien du Pétrole (IAP), l'Institut National de Productivité et du Développement industriel(INPED), l'Institut Natonal de l'Electricité et de l'Electronique (INELEC). La population de la ville naissante été donc essentiellement composée d'étudiants Algériens, Africains et Arabes, de professeurs et de fonctionnaires. Le reste de la population occupaient des maisons individuelles, tout autour de cette nouvelle ville qui naissait. La gestion de la ville fut échue à la compagnie algérienne du pétrole SONATRACH durant plusieurs années. Boumerdès connaitra un essor remarquable à partir de 1984, date à laquelle elle fut promu chef-lieu de wilaya. A la faveur de son nouveau statut, et des immeubles qui y poussaient, se mit à accueillir sans cesse de nouveaux-venus.
Il faut dire que la wilaya de Boumerdès est l'une des wilayas que dame nature a privilégié. Ses terres lui confèrent tout naturellement une vocation agricole. Elles bénéficient de plus de 36% de terres basses très fertiles, de 26% de plateaux, piémonts et collines, et de 26% de montagnes. Elle fournit au reste de la Kabylie l'essentiel de sa consommation en légumes et autres cultures maraichères. Ce n'est pas tout, l'autre atout que beaucoup lui envie, ce sont les potentialités touristiques dont elle dispose. Avec ses 80 km de côte, dont au moins 70% de plages à perte de vue (Boumerdès, Zemmouri Marine, Cap Djinet, Dellys notamment). Elles accueillent chaque été des milliers d'estivants. Les autorités comptent aussi élargir la zone d'extension touristique (ZET), au sud de la wilaya pour développer le tourisme de montagne à Béni Amrane, Keddara et Timezrit. Si Boumerdès regorgent de potentialités, l'hôtellerie et autres structures d'accueil restent en de ça. Il y a certes les hôtels « Le Rocher », « Soummam », « Timezrit » et le village touristique de Sidi Athmane, mais ceux-ci ne sont points à la portée du premier venu. Boumerdès devrait investir dans un tourisme de masse, par des structures d'accueil modestes (Camp de toile, auberges...), qui offriraient des prix abordables, et feraient profiter plus de monde pas seulement pour des visites quotidiennes, mais pour y séjourner.
La wilaya de Boumerdès connait aussi un développement industriel (PME) notable, grâce à la disponibilité du foncier. Ces PME sont concentrées essentiellement du côté de Nacéria, Bordj Menaël et Boudouaou. Enfin nous n'omettrons pas de signaler un autre secteur, source de revenus pour la wilaya. Il s'agit de celui de la pêche. Le port de Dellys est le premier pourvoyeur de Tizi Ouzou en poissons et autres sardines.
Paradoxalement, la région de Boumerdès reste l'une de celles qui ont été les plus touchée par le terrorisme islamiste. Des dizaines d'attentats y ont été commis durant la décennie 90, faisant des centaines de victimes. Ceci a beaucoup ralenti l'activité touristique, et des dizaines de projets sont restés en sursis. Mais Boumerdès n'était pas au bout de ses peines. En mai 2003 un terrible séisme est venu balayer d'un coup, une bonne partie de ce qui a été bâti depuis l'indépendance. Il a surtout fait plus de 2300 victimes, des milliers de blessés, et 130 000 personnes se sont retrouvés sans abris. Après ce coup du sort, Boumerdès qui se portait relativement bien, s'est retrouvée en train de panser ses blessures, de reconstruire, au lieu de continuer à construire. Malgré tout, Boumerdès s'est quelque peu relevé depuis, mais 7 ans après le tremblement de terre des milliers de familles vivent encore dans des chalets.
Enfin, Boumerdès a aussi enfanté de grands hommes. Nous nous conterons de citer Rachid Mimouni, un des plus grands de la littérature algérienne francophone. Nous lui devons notamment « Le fleuve détourné », « L'honneur de la tribu », « Une paix à vivre ». Longtemps persécuté par les islamistes, il a fallu qu'il s'exile au Maroc avec sa famille à la fin de l'année 93, pour mourir moins de deux ans après dans un hôpital parisien.
