Partenaires
- Agence web : création de site Internet Lyon, référencement et graphismeBordj Bou Arreridj est une ville, chef-lieu de wilaya, du centre-est algérien. Elle compte 142 000 habitants, pour une superficie de 91 km2. Elle est située dans la région des Bibans, qui vient de El Bibane (portes de fer), à mi-chemin entre Alger (243 km) et Constantine (191 km). Elle culmine à 900 mètres d'altitude, ce qui en fait l'une des villes les plus froides en hiver, où la neige s'invite régulièrement.
La wilaya de Bordj Bou Arreridj compte 560 000 habitants répartis sur 3920 km2, avec 10 daïras et 34 communes. Elle est entourée par 4 autres départements: Sétif à l'est, Béjaïa au nord, Bouira à l'ouest et M'Sila au Sud. Ses principales villes sont Belmour, Bir Kasdali, Mansourah, El M'Hir, Hasnaoua, Medjana, Aïn Taghrout, Rabta....
La ville de Bordj Bou Arreridj a vu le jour en 1857, à un endroit où était installé un poste militaire de l'armée française, qui lui même avait prit la place d'un fort turc (Bordj). L'appellation viendrait donc de ce fort turc (bordj) et Bou Arreridj signifierait « l'homme au panache » (Le fort de l'homme au panache). Elle accéda au rang de commune dès 1870. Cette ville a toujours été un carrefour ethnique et géographique, un couloir de transit est-ouest et nord-sud. La population est issue de tribus berbères, comme celle des Béni Abbès, Aït Khelifa, les Sedrata, Aït Aïdel.... Son histoire est riche, car elle a connu la présence romaine, vandale, hammadite et almohade, turque et enfin française. Des vestiges témoignent de ce passé: églises, colonnes, chapiteaux pour les Romains, la Kalaa ou forteresse des Béni Hammade, laissée par les Almohades, une dynastie berbère qui domina l'Afrique du Nord et l'Espagne entre 1147 et 1269. Cette Kalaa est classée patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1980. Sous les Romains, la région était appelée Tamanorma.
Sous la colonisation, cette région de Kabylie a connu l'une des premières insurrections contre les Français, que l'Algérie ait connues. Bordj Bou Arreridj et Béjaïa se partagent l'honneur d'avoir enfanté El Mokrani, qui a mené en 1871 cette insurrection à partir de Medjana (à cheval aujourd'hui entre les deux wilayas). La riposte fut féroce, elle a fait des milliers de victimes de part et d'autre, et des centaines d'autochtones furent déportés en Nouvelle Calédonie, où une communauté importante d'Algériens existe à ce jour.
La wilaya de Bordj Bou Arreridj est aujourd'hui l'une des mieux nanties en Algérie. En plus d'être très dynamique, sa position géographique lui a permis de connaître un rapide développent ces 20 dernières années. Elle a d'abord une vocation agricole, grâce à la fertilité de ses terres. Au nord on y trouve la montagne des Bibans qui fait face à la chaîne montagneuses du Djurdjura, au sud les hautes plaines, au sud-ouest une zone steppique (agropastorale). Tout ce qu'il faut pour l'agriculture et l'élevage. On y cultive notamment les céréales et on pratique l'élevage ovin, dont la viande est apprécié partout.
Ces 15 dernières années, un tissu industriel s'y est développé, faisant d’elle « la capitale algérienne de l'électronique » avec Samsung, Condor, Cristor...
Bordj Bou Arreridj c'est aussi les eaux thermales. La wilaya abrite pas moins de trois Hammam: El Bibane (le plus important), Ksenna et Sidi Yahya, dotés d'eaux aux vertus curatives avérées. Ces stations attendent d’être modernisées, pour assurer un meilleur service aux milliers de personnes qui s'y rendent chaque année.
Enfin avec l'autoroute est-ouest elle est appelée à connaître un véritable boom économique. Grâce à toutes ces potentialités, cette wilaya connait l'un des taux de chômage les plus bas d'Algérie.
Bordj Bou Arreridj a aussi ses personnalités
