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Mouloud Mammeri
MOULOUD MAMMERI a vu le jour le 20 décembre 1917 au village de Taourirt-Mimoun sur les hauteurs des Ath-Yenni, à Tizi-Ouzou. L'écrivain en sciences humaines a légué à la postérité des œuvres fécondes et immortelles ayant marqué d'une empreinte indélébile la culture algérienne.
Ses romans, tels que la Colline oubliée, l'Opium et le bâton, le Sommeil du juste et la Traversée du désert ont été traduits en plusieurs langues.
Les deux premiers ont été adaptés à l'écran respectivement par Abderrahmane Bouguermouh et Ahmed Rachedi.
C'est à cet éminent linguiste qu'on doit également les Isefra, recueil de poèmes épiques du troubadour Si Muh U M'hand.
C'est lui également qui a élaboré la grammaire amazigh Tadjarrumth N'tmazighth ainsi que le recueil des contes anciens Maachahou, Talamchahou.
Le dramaturge Mammeri s'est distingué par sa trilogie théâtrale formée des pièces du Foehn, le Banquet et la Mort des aztèques.
Son cursus scolaire, il l'entama en son village natal de Taourirth- Mimoun qui lui a inspiré l'écriture du roman la Colline oubliée, jusqu'à l'âge de 11 ans, avant d'aller chez son oncle au Maroc. Quatre ans plus tard, il rentra au pays et s'inscrit à l'ex-lycée “Bugeaud”, actuel Emir-Abdelkader d'Alger, avant de s'installer à Paris où il prépara au lycée Louise le Grand le concours d'entrée à l'Ecole normale supérieure.
Il fut mobilisé dès le déclenchement de la seconde Guerre mondiale.
El 1940, il s'inscrit à la faculté des lettres d'Alger. mobilisé une deuxième fois en 1943, il participa aux campagnes d'Italie, de France et d'Allemagne.
Après quoi, Mammeri prit part, à Paris, à un concours pour le recrutement de professeurs de lettres, avant de rentrer au pays en 1947.
Après avoir enseigné à Médéa en 1947-1948, il devient professeur à l'université d'Alger où il occupa la première chaire de berbère de l'Algérie indépendante, avant d'être directeur du centre de recherches anthropologiques, historiques et ethnographiques (CRAPE, ex-Musée du Bardo).
MOULOUD MAMMERI.L'homme de lettres et penseur émérite algérien s'est éteint à l'âge de 71 ans. Il trouva la mort dans un accident de la circulation, dans la nuit du 25 au 26 février 1989, sur la route de Aïn-Defla menant vers Alger alors qu'il revenait du Maroc où il avait participé à un colloque international sur les langues maternelles. |
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