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Admis dans une clinique parisienne, le musicien, compositeur et chanteur kabyle est décédé ce lundi 23 janvier 2012 dans l’après midi.
Né en 1927 près d’Aïn El Hammam, il quitte sa Kabylie natale pour Alger dès l’âge de douze ans, puis la France. La musique kabyle lui doit notamment l’introduction du quart de note. C’est en France qu’il fait ses débuts en chantant dans les cafés fréquentés par les émigrés algériens. Il enregistre sa première chanson, «Yellis N tmurtiw» (fille de mon pays) dès 1955.
Ce monument de la chanson kabyle est l’un des rares parmi les premiers, a avoir étudié le solfège. La musique kabyle lui doit notamment l’introduction du quart de note. Il a également composé pour plusieurs chanteurs, dont notamment Nouara la diva kabyle, avec laquelle il a fait quelques duos..
Da Chérif nous laisse un répertoire des plus riches (plus de 120 chansons), il a tout chanté. Les chansons telles que « Bgayet Telha, tharouh lakvayel (Béjaïa est belle, elle est l’âme des Kabyles)) » A lemri » (ô Miroir) en hommage à la femme, « Nadia » une si belle chanson d’amour, « Loukane dtsoughal themzi » (Si jeunesse pouvait revenir) « Thulawine » (femmes), « Tsghanigh tamurt-iw » (Je chante mon pays)… sont éternelles. Il a également composé la musique du film « La colline oubliée ».
Après une carrière d’un demi-siècle, il avait promis un dernier album avant de tirer sa révérence. Hélas ! Il ne verra malheureusement jamais le jour. Sa dernière apparition en public date de juin 2011 au Palais des Congrès de Paris.
Par Mus
