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Aït Hichem tout près du massif du Djurdjura, culminant à 1200 m d'altitude et à une cinquantaine de kilomètres de Tizi Ouzou, continue de perpétuer la tradition. Là le tapis reste toujours roi et l'école du village, considérée comme la plus ancienne d'Afrique du Nord (1892), est encore là témoignant de l'histoire de cet art.
Comme chaque donc, les femmes tisseuses de la wilaya de Tizi Ouzou qui continuent à perpétuer la tradition, étaient au rendez-vous du 21 au 27 juillet 2011pour célébrer le tapis kabyle d'Aït Hichem, à l'occasion du festival local du tapis. Sans elles cette fête ne serait plus là, l'occasion donc de leur rendre hommage elles qui ont fait sa notoriété. Un événement pour inciter les plus jeunes à s'y intéresser, pour le sauvegarder et apporter leur propre touche. Elles étaient une quarantaine à exposer leur tapis, et participer au concours où le meilleur ouvrage a été récompensé d'une somme de 150000DA. L'âme de na Taous, la doyenne des artisanes du tapis a plané sur le festival. Morte centenaire elle a marqué de son empreint le tapis d'Aït Hichem.
Des artisans des Wilaya de Boumerdes, Khenchenla et Ghardaïa étaient présents pour apporter un plus au festival en exposant leurs propres produits du terroir.
En marge du festival, des communications sur les thèmes de la qualité et les normes du tissage, ainsi que des dispositifs de soutien aux artisans étaient au programme. Notons enfin que le côté festif n'a pas été ignoré, puisque plusieurs galas artistiques ont égayés les soirées d'Aït Hichem.
Les artisanes d'Aït Hichem déplorent que leur tapis soit estampillé à Cherchell, alors qu'il faut jusqu'à 2 mois au tisseuses du Djurdjura pour « faire tomber un tapis », comme on dit chez nous.
Par A.Z
