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La wilaya de Tizi Ouzou a vécu une semaine durant au rythme du 6ème Festival Culturel Arabo-Africain de Danse Folklorique. Des troupes venues d’Afrique, du Moyen-Orient et d’Algérie se sont relayées au stade Oukil Ramdane et autre places publiques de certaines villes comme Tigzirt, Azzefoun, Dra El Mizan, Draa Ben Khedda etc.
Elles étaient au nombre de 28, dont 15 étrangères, regroupant 433 hommes et femmes à être présentes à ce rendez-vous. On aura remarqué cette année la présence d’invités surprises ou intrus que sont l’Espagne et la France.
Au programme aussi chanteurs venus clôturer chaque soirée folklorique. Ainsi Rabah Asma était à l’ouverture le 5 juillet 2011, relayé les jours suivant par Allaoua, Lotfi double canon et Ali Amran notamment, avant qu’Amal Wahbi ne clôture le festival ce 10 juillet 2011.
Le festival a englouti un budget de 8 milliards de centimes sans compter l’apport des sponsors.
On s’en souvient, Tizi Ouzou avait son festival, le plus important du pays « Festival international des chants et danses traditionnelles » qui se déroulait au stade du 1er novembre. La ville des Genêts accueillait une semaine durant, dans une ambiance conviviale jusque tard dans la soirée, des troupes de haute facture venues des pays du bassin méditerranéen, de la Russie et autres pays du monde. Suspendu au milieu des années quatre-vingt-dix pour soit- disant des raisons de sécurité (terrorisme), il est carrément délocalisé en 2005 au profit de la ville de Sidi Bel Abbés. En même temps on instaure à Tizi Ouzou, avec des arrières pensées politiques qui sonne aussi comme une provocation, un autre festival « Le festival Arabo-Africain » Pourquoi délocaliser un festival international bien implanté dans la région, pour le remplacer par un autre à connotation arabe dans une région berbérophone ? Le comble d’un Kabyle n’est-il pas de s’appeler Arab ? A ces messieurs qui persistent à nous faire Arabes malgré nous, nous disons rendez-nous notre festival, reprenez le votre car nous ne nous reconnaissons pas en lui.
Par Mus
