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La colère n’a pas baissé d’un cran après la mort de Mustapha Dial. Le jeudi 23 juin vers 13h 30, un convoi militaire a été la cible par un groupe terroriste juste à la sortie est d’Azazga (vers Béjaïa). Le bilan est de 2 morts et 9 blessés parmi les militaires.
La riposte des éléments de l’ANP a été aveugle et violente (pas envers les terroristes), selon les témoins. Dans l’hôpital, des éléments de l’armée ont maltraité le personnel, à l’heure où les malades attendaient les visites. Deux maisons ont été investies, et des rafales ont été entendues plusieurs fois. Dans l’une d’elles a été assassiné Mustapha Dial ; dans l’autre un septuagénaire a été grièvement blessé.
Selon toujours des témoins ces habitations ont été saccagées et pillées. A l’extérieur les véhicules ont été criblés, des passants et des commerçants rackettés. Peut-on vraiment croire qu’après cet attentat terroriste, on puisse s’attaquer aveuglément à des civils, alors que les assaillants s’étaient retirés tranquillement? Pourquoi des terroristes ont-ils attaqué un convoi militaire juste à la sortie de la ville d'Azazga, alors qu’ils avaient toute la latitude de le faire plus loin, en forêt ?
Cette histoire rappelle à bien des égards l’assassinat en 2001 de Guermah Massinissa, dans une brigade de gendarmerie à Ath Douala. Cette « bavure » avait déclenché les émeutes les plus violentes qu’aient connues la Kabylie, causant plus de 120 morts parmi les jeunes kabyles, et des centaines d’handicapés à vie. Cette fois-ci la sagesse et la maturité de la population ont prévalu. La réponse a été citoyenne, digne et pacifique. A l’appel de la coordination des villages et des élus, la ville a observé 3 jours de grève, clôturée par une marche qui a drainé des milliers de personnes, pour dire fakou, basta. Par ailleurs une délégation de la coordination a été reçue par la wali de Tiz Ouzou.
Par A.Z
