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Il y a 13 ans tombait sous les balles assassines Matoub Lounes, au lieu dit Thala Bounane à mi-chemin entre Tizi Ouzou et Ath Douala.
L’impact des balles sur la voiture de Matoub Lounes montre combien les tueurs s’étaient acharnés sur lui. Treize ans après on ne connaît pas encore les véritables assassins, encore moins les commanditaires. Treize ans après on continue sans cesse de reporter le procès des présumés coupables, comme si on voulait gagner du temps pour qu’on oublie. Mais 13 ans après les Kabyles de Kabylie et d’ailleurs n’ont rien oublié, en témoigne ce déferlement de personnes venues de toute l’Algérie pour se souvenir. En témoigne ces milliers de personnes venus rendre hommage, en se recueillant sur sa tombe, à celui qu’il considère comme le plus fervent défenseur de l’identité Amazighe, et le plus virulent opposant au régime algérien. En plus d’anonymes, des représentants du MAK, du FFS, du mouvement âarch et autres associations étaient présents.
L’hommage était ailleurs aussi comme à Oran grâce à l’association Numidia, en France et au Canada avec les associations berbères. Berbère Télévision de son côté a consacré deux soirées pour se souvenir (reportages, témoignages projections…). De son côté la Fondation Matoub Lounes (FML) a organisé une conférence débat à la maison de la culturel Mouloud Mammeri, animée par Farid Bouaziz (FFS), Malika Matoub (FML), Mustapha Bouchachi (président Ligue Algérienne des Droits de l’Homme). Cette même fondation a appelé à un sit-in ce dimanche devant la cour de Tizi Ouzou, pour dénoncer la lenteur dans le traitement du dossier.
Lounes Matoub manque terriblement à la Kabylie, car seul lui, comme nul autre, avait cette aura qui lui permettait d’unir et mobiliser les Kabyles. On est tenté de croire que s’il était encore des nôtres, les choses ne seraient pas ce qu'elles sont aujourd’hui.
Par Mus
