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Des milliers de gardes communaux (3000 à 4000 selon eux) sont à Alger depuis le matin de ce lundi 7 mars.
Dans la matinée ils ont occupé la place des martyrs, avant de forcer le cordon de police, pour aller prendre place sur le boulevard Che Guevara, face au siège de l’Assemblée Nationale. Ils sont 2000 à 3000 a venir de toute l’Algérie, des centaines d’autres ne sont pas parvenus à passer les barrages dressés à l’est et l’ouest d’Alger.
Les gardes communaux qui ont été recrutés par l’Etat pour combattre le terrorisme au début des années 90, refusent une fin de mission humiliante, après avoir servi près de 20 ans. Le pouvoir qui s’apprête à dissoudre ce corps, leurs a proposé pour une partie de rejoindre les rangs de l’armée, et pour d’autres des postes de travail comme gardiens dans les administrations et entreprises. Ils exigent quant à eux, un statut d’anciens maquisards, une mise à la retraite anticipée et une indemnité de 500 millions de centimes. Selon Ould Kablia le ministre de l’intérieur, ces revendications sont impossibles à satisfaire.
Qui sème le vent récolte la tempête ! Normal que ces hommes revendiquent un statut de combattants. La loi portant réconciliation nationale n’a t-elle pas pardonné et indemnisé des milliers de terroristes, qu’ils ont combattu et des centaines ont même laissé leurs vies ? Ces terroristes se considèrent aujourd’hui comme des moudjahidin. Beaucoup sont devenus des affairistes, se sont emparés du monopole du commerce de gros de produits alimentaires, se pavanent en voitures de luxe, et autres fourgons commerciaux …
Vers 17heures la police a essayé de déloger les manifestants et des échauffourées ont été signalées. Ils sont venus avec des sacs de couchage, ils comptent donc bien camper là, jusqu’à la satisfaction de leurs revendications.
Le président Bouteflika s’est exprimé à 20 heures par un message lu à la télévision. Au vu de son contenu, il apparaît juste comme une formalité (Etant habitué à rencontrer les femmes à l’occasion du 8 mars). Il a juste rappelé les mesures prises sur le plan économique et social. Le président a parlé aussi de « mesures visant l’ancrage de la démarche démocratique pluraliste », du déjà entendu il y a une dizaine d’années.
Par A.Z
