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4000 personnes pour une salle Atlas (Baba El Oued) de 3500 places, ont assisté au rassemblement initié par le Front des Forces Socialistes (FFS) ce 5 février.
Hommes, femmes jeunes et moins jeunes, venus de Kabylie et d’ailleurs ont investi cette salle qui l’espace d’un après midi a renoué avec l’ambiance des années 70 et 80. Avant la prise de parole, la foule scandait « Assa azzeka FFS yella yella ! » (Aujourd’hui demain le FFS sera), « Bouteflika, Ouyahia, pouvoir terroriste »…
Pour ce premier meeting d’une série prévue à travers toute l’Algérie, le plus vieux parti d’opposition en Algérie (1963), a voulu donner une dimension régionale à son combat. C’est ainsi que des représentants de partis d’opposition du Maroc et de Tunisie y ont été conviés. Mustapha Labrarini du Parti de Progrès et du Socialisme (PPS) marocain a lancé d’emblée « Ni le Maroc ni l’Algérie ne seront des exceptions à ce qui se passe …Le changement est inéluctable … » Pour Mustapha Bouchachi de la Ligue Algérienne des Droits de l’Homme (LADDH), « Il n’y a pas un peuple au monde qui a consenti autant de sacrifice pour sa liberté et son indépendance…En Algérie on a libéré la terre mais pas l’homme… » Après ses invités, Karim Tabou le secrétaire général du FFS a dressé un tableau de la situation qui prévaut en en Algérie. Concernant les formes de lutte il dira « Il faut une lutte pacifique de tous les jours…Il faut lever tous les obstacles à la liberté d’organisation et d’expression des Algériens…Le FFS ne se laissera jamais entrainé sur le terrain de la confrontation et de la violence… Il faut sortir de l’exclusion et de l’émeute… »
Toujours est-il, certains observateurs reprochent au parti d’Aït Ahmed d’abdiquer face au pouvoir, qui a suggéré à l’opposition d’organiser des meetings et non des marches (interdites). Certains pensent même qu’il y aurait un compromis, pour discréditer ceux qui prônent la rue pour manifester et protester. Sinon comment expliquer qu’un parti accepte un état de fait imposé (meetings en salle), ainsi que la politique du pouvoir faites d’interdits et de tentative de ghettoïser la protestation.
Par Mus
