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La violente répression qui s’est abattu sur les quelques centaines de manifestants, qui ont pu rejoindre la place du 1er mai, est un signe révélateur de la panique qui s’est emparée du pouvoir. Il est clair qu’il veut étouffer la protesta dans l’œuf, par tous les moyens.
Au moins 40 000 policiers, plus que le 12 février, auraient été mobilisés pour empêcher la marche à laquelle a appelé la Coordination Nationale pour le Changement et la Démocratie. Comme d’habitude la capitale a été fermée dès vendredi dans la soirée, et la place du 1er mai bouclée tôt ce matin du samedi. Les gares étaient fermées et aucun train n’a circulé. Le dispositif mis en place était bien plus hermétique que celui du samedi dernier.
Sous un regard consentant, la police a laissé dans un premier temps de jeunes désœuvrés, mobilisés pour la circonstance, s’adonner à des vols, des agressions contre les citoyens, et à des jets de pétards. La situation s’est transformée en affrontements entre ces soit disant pro pouvoir et les contre. Des véhicules mystérieux passaient en force entre les manifestants pour les perturber. Quel citoyen s’y serait aventuré avec son propre véhicule ?
Parmi les victimes de cette répression policière, Tahar Besbes député du parti RCD, grièvement blessé, Mme Fetta Sadat secrétaire nationale aux droits de l'homme RCD et Malaoui président du syndicat SNAPAP, évacués tous les deux à l’hôpital. Contrairement au 12 février, la police a pourchassés et agressés des journalistes pour les empêcher de travailler.
Des mères de personnes disparus ont réussi à atteindre la place. Elles étaient une centaine environ à scander « Nos enfants sont notre cause. Rien ne nous fait peur », « Bouteflika tu as peur de la vérité »…
Encore une fois, les Algérois ont bien été manipulés pour ne pas cautionner la marche. En empêchant les citoyens du reste du pays de se rendre dans la capitale, le pouvoir veut gagner du temps, juste ce qu’il faut pour acheter la paix sociale avec les mesures qu’il a annoncé. On sait qu’au Caire se sont les Cairotes qui étaient dans la rue, à Tunis se sont bien les Tunisois qui étaient dans la rue, voilà toute la différence. Sinon que peuvent faire 30 000 policiers ou plus, devant une déferlante de tout côté, d’un million de personnes, de Ben Aknoun, El Harrach, El Biar, Bab El Oued, Bir Mourad Rais, les Annassers… ?
Encore une fois, la police a bien fait son travail. Normal, avec l’augmentation des salaires de …50%, et qui prend effet à compter du…1er janvier 2008, qu’on a attribuée au corps!
Par A.Z
