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La perte du pouvoir de ces deux désormais ex présidents leur a été fatale. Difficile de se remettre d’une sortie aussi humiliante, au vue et sus du monde entier, après avoir régné en maîtres absolus durant des décennies. Impossible même, la chute de si haut, trop haut, est vertigineuse. Qui sème le vent récolte la tempête !
Le Raïs est dans le coma dans sa résidence de Charm El Cheikh, où il s’est réfugié depuis son départ du Caire. Déjà secoué par les événements et de santé fragile ces dernières années, comme pour l’achever, ces deux enfants se sont donnés en spectacle. Ils ont eu plusieurs violentes altercations, l’aîné (Alia) reprochant au cadet (Gamal), d’être responsable de ce qui est arrivé. Alia reproche à Gamal, le chouchou du papa, qui devait succéder au père en septembre, d’être à l’origine du gâchis, par ses agissements au sein du Parti National Démocratique (PND). Pour le préparer à sa succession, Moubarak avait placé son fils cadet à la tête de ce parti au pouvoir. Alia en veut à Gamal d’avoir gâché les derniers mois au pouvoir du père.
Pour l’instant les avoirs de la famille Moubarak à l’étranger n’ont pas été gelés. La France se dit disposée, si la justice égyptienne en faisait la demande. Il semblerait bien qu’il ait eu un deal, entre Moubarak et les nouvelles autorités égyptiennes, avec le soutien d’Obama, pour que lui, sa famille et sa fortune ne soient pas touchés.
La fortune des Moubarak dépasse les 30 milliards de dollars, et pourrait même atteindre les 70 milliards. Elle se répartirait comme suit : 17 milliards pour Gamal Moubarak, 15 milliards pour Hosni Moubarak, 8 milliards pour Alia Moubarak, 1 milliard pour Suzanne, la femme du président. Gamal semble bien le plus audacieux dans sa quête de dollars.
Selon une source tunisienne, l’ex président tunisien a été évacué vers un hôpital de Djeddah. Victime d’un AVC il est paralysé, et serait même selon la même source dans un état comateux. Ben Ali est parti dans la précipitation et n’a rien négocié. Sa seule destination possible pour échapper à un mandat d’arrête international, était l’Arabie Saoudite. Le pouvoir saoudien, qui lui a toujours reproché son attitude envers les islamistes tunisiens, ne reconnaît pas le Tribunal Pénal International (TPI). Contrairement à l’Egypte, les autorités tunisiennes ont vite de demander le gèle de sa fortune à l’étranger. Il se trouve donc à la merci de la famille wahhabite, qui selon toute vraisemblance ne l’a pas accueilli pour rien. Les détenteurs de la légitimité de l’Islam entendent bien profiter de l’aubaine pour faire basculer la Tunisie dans le radicalisme, comme ils ont contribué à le faire en Algérie. Et ce n’est pas Ghannouchi le chef des islamistes en Tunisie qui va nous contredire, lui qui a été reçu par le palais royal saoudien durant le soulèvement tunisien. De retour en Tunisie après s’être exilé durant le règne de Ben Ali, il réclame déjà le droit de créer son parti.
Par Mus
