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Ah il est loin le temps du baril de pétrole à 147 dollars. Prémisses de la crise financière, les prix à la pompe n'ont cessé d'augmenter en France, aux Etats-Unis, en Angleterre... jusqu'à atteindre cette somme qui a fait grincer les dents des plus grandes puissances mondiales. Quand aux pays producteurs, ils se sont empressés de se frotter les mains et d'augmenter leur production sans se soucier de l'avenir, un avenir qui est pourtant aussi proche qu'incertain.
Aujourd’hui, le 6 décembre 2008, le baril de pétrole se vend à moins de 50 dollars. Mais que vont devenir les algériens à l’heure où 98% des exportations du pays reposent sur les hydrocarbures ?
Cette question, beaucoup de gens se la posent. Une question qui je le pense, n’a pas lieu d’être. Je vais donc corriger cela simplement en changeant le futur en passé : Qu’ont été les algériens pendant toutes ces années où le baril de pétrole dépassait les 100$ ?
Les hydrocarbures n’ont jamais été bénéfiques ni à la classe moyenne, ni à la classe pauvre. Deux classes qui sont largement majoritaires en Algérie. Les salaires sont toujours restés bas (Voir inhumains) que les caisses de l’Etat soit vides, pleines ou qu’elles débordent.
Pourquoi les algériens attendent-ils alors du pétrole quelque chose qu’ils n’ont jamais eu ? L’économie d’un pays doit d’abord être diversifiée, elle ne doit pas reposer sur un seul et même produit ou business afin qu’un maximum de citoyens en profitent.
L’OPEP ne cesse de se réunir et de faire semblant de s’unir. Quand il propose une baisse de la production, personne ne la respect et tous le monde s’accuse. Tiens c’est l’Arabie saoudite, non c’est le Venezuela, ah non c’est l’Algérie. Un combat de géants qui laisse le petit peuple sans voix et surtout sans revenus.
Cessez-donc de vous poser des questions existentielles relatives au pétrole et pensez à entreprendre seul, sans l’aide que l’état ne vous a jamais procuré.
Par S.B
