Partenaires
- Agence web : création de site Internet Lyon, référencement et graphisme
L’Akfadou, forêt de chênes zen, liège et autres arbres est un massif montagneux forestier, situé à cheval entre la Grande et la Petite Kabylie.
L’Akfadou s’étale sur plus de 10 000 hectares, et culmine entre 800 et 1700 mètres d’altitude. Il fut un temps où le cerf, celui de Berbérie (Cervus elaphus barbarus) pullulait dans cette contrée, tout comme dans les autres forêts et maquis d’Afrique du Nord. Mais la chasse excessive (car sa chair est très prisée), l’exploitation irraisonné, anarchique de la forêt ont eu raison de lui. En 1960 il y avait encore au moins 200 cerfs dans l’Akfadou.
Une bonne nouvelle, la réintroduction de ce cerf en Kabylie entamée il y a quelques années semble réussir. Les premiers lâchers en 2005 et 2006 (un mâle et deux femelles), dans un enclos de 110ha ont donnés à ce jour 7 naissances. Un autre lâcher du centre cynégégétique de Zeralda dans un périmètre de 100ha il y a quelques mois connaît un franc succès. Les cerfs ont donnés naissances à 2 faons. Selon le directeur du centre de Zeralda, 20 femelles en âge de se reproduire seront encore introduites à Akfadou. C’est une question impérative car selon lui toujours « le cerf à l’instar d’autres animaux, joue un grand rôle dans la pyramide écologique. Sa disparition entrainera des perturbations dans l’équilibre de cette dernière ».
En Tunisie on dénombre 2000 sujets, dont la majorité en liberté, dans le massif forestier du nord-ouest (frontière avec l’Algérie), pour une superficie de 20 ha seulement. Ce qui laisse supposer que l’avenir du cerf de Berbérie est l’Algérie, avec plus de 400 000 ha d’aire de répartition naturelle.
Le but est maintenant de multiplier cette population et de la remettre dans son milieu naturel (en liberté). Surtout que l’Akfadou est considéré comme son biotope naturel. La difficulté réside dans la lenteur de la reproduction contrairement à d’autres espèces animales. En effet, le cerf a une seule portée par an, pour une seule naissance par portée. Reste aussi à mettre un terme au massacre du massif de l’Akfadou, sans quoi tout serait vain. A commencer par celui fait avec la tronçonneuse et les feux de forêts souvent prémédités.
Le cerf de Berbérie se distingue de son cousin d’Europe par quelques caractéristiques : il a quelques kilos en moins et il a du panache (éclat et allure). Ses bois sont en outre sans empaumure, et ont moins de ramifications.
Par Mus
