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Dans un entretien accordé à la dépêche de Kabylie, à en croire Mazouzi, tout va bien comme dans le meilleur des mondes en terre kabyle.
Comme tous nos responsables cette dernière décennie, on ne parle que de budget alloué, d’argent, des chiffres faramineux certes. Comme si débloquer des milliards de dinars suffisait à résoudre les problèmes et à améliorer le quotidien du citoyen. Encore faut-il que cet argent soit utilisé à bon escient. Le Wali parle de milliers de projets mais quels projets ? Une bonne partie de l’argent est englouti, notamment ces deux dernières années, dans la réfection des trottoirs et de la voirie des villes, des infrastructures de service, mais point ou peu de projets productifs.
Selon le journaliste qui commente l’entretien, la Kabylie est sortie des chantiers battus. Elle s’est faite pousser des ailes, même la sécurité est de retour et la relance économique promise devenue réalité. On se demande où vit ce journaliste. Comment ose t-il parler de sécurité retrouvée quand on ne peut pas s’aventurer en dehors des sentiers battus, et encore même là on est pas à l’abri de faux barrages ? Comment parler de sécurité, quand on ne peut pas aller pique-niquer en famille tranquillement dans une forêt ou même au bord d’une route, quand on est obligé de surveiller ses arrières même au centre ville de Tizi Ouzou…? Pourtant tout Tizi Ouzien vous dira que son quotidien se dégrade de jour en jour.
Concernant la relance économique, qu’on nous dise seulement combien de familles vivent du commerce informel. Des centaines rien qu’à Tizi Ouzou, et il n’y a qu’à faire le tour de Tizi ou d’autres villes de Kabylie pour s’en convaincre. Tous les trottoirs fréquentés par la foule sont squattés, obligeant les piétons à emprunter les voies carrossables. On y vend de tout, il ne manque que les médicaments. Est-ce cela la relance économique, un big bazar à ciel ouvert ? Qu’on nous dise seulement combien de familles continuent à vivre de pensions (anciens moudjahid, veuves de chahid, émigrés, retraités etc) en kabylie. Et qu’adviendra t-il quand ces vielles et vieux ne seront plus là ?
Concernant le secteur de l’éducation, le Wali parle de classe de 20 élèves au primaire et 32 au collège. Pour trouver ces chiffres il faut aller en haute Kabylie, où des villages sont désertés parce qu’il n’y a rien, le développement n’est pas arrivé la bas. Les lycées de la ville des genêts atteignent 50 élèves par classe, c’est pareil pour les collèges et écoles de la Nouvelle Ville. Voila la réalité de Tizi Ouzou
Par A.Z
