Partenaires
- Agence web : création de site Internet Lyon, référencement et graphisme
Annoncé début mai, à l’issue de la marche du 16 avril, le Mouvement pour l’Autonomie de la Kabylie (MAK) vient de se doter d’un gouvernement provisoire kabyle. La cérémonie s’est déroulée dans un palais des congrès de Paris archicomble, alors que se tenait le sommet Afrique-France à Nice, en présence de Bouteflika.
Dans son discours, Ferhat Mehenna, le porte-parole du mouvement a lancé d’emblée : « La Kabylie doit être une terre de liberté ». Analysant la situation de la Kabylie depuis l’indépendance il a déclaré « Niés dans notre existence, bafoués dans notre dignité, discriminées sur tous les plans, nous nous sommes vus interdits de notre identité, de notre langue et de notre culture... Spoliés de nos richesses naturelles, nous sommes à ce jour administrés comme des colonisés… »
On sait déjà que ce gouvernement sera composé de représentants, au nombre de 9, et à part égale de trois département les plus important de Kabylie (Tizi Ouzou, Béjaïa et Bouira). On sait aussi que les femmes seront bien représentées. Elles sont au nombre de 2, Djamila Amgoud et Malika Mouaci qui sont chargées de la culture, de la communication et de la solidarité.
Il apparaît clairement que le MAK, à travers ce gouvernement, veut se positionner en tant qu’interlocuteur incontournable en vue d’éventuelles négociations avec le pouvoir d’Alger, sur les contours de cette autonomie qui selon certaines indiscrétions serait acquise.
Le MAK va entreprendre dans les prochains jours des démarches auprès d’autres pays et instances internationales pour obtenir reconnaissance et appui. La seule réaction du côté d’Alger est venue d’Ouyahia. En inaugurant la foire d’Alger, le premier ministre (un Kabyle) a qualifié l’annonce de la formation de ce gouvernement de « tintamarre ». Ce qui nous rappelle le « C’est un chahut de gamins ! » lancé de Paris par un consul d’Algérie lors des manifestations d’octobre 1988.
Par Mus
