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Pauvres Algériens, eux qui attendaient un changement en profondeur dans l’équipe gouvernementale sont bien servis. Sur la quarantaine de portefeuilles, seuls 4 ont changé de mains. Et encore au profit de revenants, qui ne sont en fait jamais partis!
Zerhouni, un proche de Bouteflika, quitte enfin l’intérieur mais pour une promotion. Il devient vice-premier ministre, un poste crée juste pour lui, on croirait. Il collera ainsi aux bottes d’Ouyahia, maintenu premier ministre, pour suivre de près ses faits et gestes. Tout le monde sait qu’Ouyahia et Bouteflika n’ont jamais été en odeur de sainteté.
On retrouve également Benbouzid, le ministre de l’éducation algérien, bien parti pour faire carrière même si l’école algérienne n’a jamais été aussi sinistrée.
Comme il fallait s’y attendre, Chakib Khallil, le ministre de l’énergie, est remercié. Pas de souci pour lui, il sera reçu en héros au pays de l’oncle Sam, car il a bien travaillé. Après le scandale de Sonatrach il s’en sort plutôt très bien. Chez nous on ne punit que les petits.
Barkat après avoir ruiné, mis à genoux l’agriculture algérienne, puis promu à la santé est enfin remercié. Il était sur le point de récidiver avec ce secteur, où il a crée une véritable pagaille : grèves de plusieurs mois des praticiens, gestion catastrophique des campagnes de vaccination…
La femme algérienne attendra encore longtemps pour espérer avoir une large représentation au sein du pouvoir. Elles sont 3 sur 40, autant dire que c’est juste une présence symbolique.
Enfin, existe-t-il seulement un pays au monde avec autant de ministres qu’en Algérie ? La liste est encore plus longue après ce dernier tour de passe-passe du président : 40 personnes sans le président pour gérer les affaires de l’état, qui dit mieux ? Il fallait bien satisfaire toutes les parties influentes au sommet de l’Etat. Sans compter ces sénateurs dont on ne voit pas l’utilité, et bien d’autres postes crées sur mesure. Pendant ce temps, des milliers de jeunes diplômés sont laissés pour compte.
Par Mus
