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Ce film coécrit avec Didier Lorelle, va surement faire couler beaucoup d'encre. Bouchareb et Lorelle ont refusé de soumettre au secrétariat d'État français à la défense et aux anciens combattants une copie qui leur a été réclamée ce 19 avril. Ils considèrent que seul le jury de Cannes, est habilité à juger de la qualité du film.
Le député UMP Lionel Luca lui n'a pas été tendre avec ce film, avant même l'avoir vu. Selon lui il est « révisionniste et c'est une falsification de l'histoire ». Il considère que cette production est mal venue, en cette période de froid dans les relations franco-algériennes. Il accuse même Bouchareb de « vouloir mettre le feu aux poudres de manière insupportable, de raviver les blessures au lieu de pacifier les relations ».
Ce film-témoignage raconte les événements de mai 1945 à travers le parcours de trois frères de la même famille. Ayant survécus aux massacres, ils se retrouvent en France. Ils s'engagent dans la révolution et se retrouvent dans la bataille de Paris, qui oppose la police française au FLN. Après un combat qui les a déchirés, broyés, ils gagnent enfin le droit d'être des hommes à part entière.
Le film qui a été tourné dans la région de Sétif, à Paris, dans les studios Carthago-films et même en Thaïlande, a coûté pas moins de 20 millions d'Euro. On retrouve dans les rôles principaux Samy Bouadjila, Roshdy Zem et Jamel Debouze. Il sera présent à Cannes 2010 du 12 au 23 mai, puisque il est sélectionné en compétition officielle. Il a de fortes chances selon les observateurs d'arracher un prix. Ce ne sera qu'une juste consécration pour Bouchareb, après celui obtenu pour « Indigènes » (prix collectif de l'interprétation masculine Cannes 2006).
Par Mus
