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Le théâtre régional de Béjaia (TRB) a présenté une série de pièces du 1 au 8 avril au Théâtre National d'Alger (TNA) et à la salle El Mouggar. Trois illustres personnalités à l'honneur, ont plané sur ces journées théâtrales bougiotes : Mouloud Mammeri, Mohia et Tahar Djaout.
Sami Allam est venu interpréter le désormais célèbre monologue de Mohia, « Urgay mmutay » (J'ai rêvé que j'étais mort), qu'il a lui-même adapté. Un homme attablé dans un bar finit par s'assoupir. Plongé dans un profond sommeil, il rêve d'avoir été percuté par une voiture. Même mort il se rend compte que son cerveau continue à fonctionner. Sa vie défile alors devant ses yeux avec ses hauts et ses bas... L'histoire n'est pas sans nous rappeler le film « Les choses de la vie » de Claude Sautet.
Le 2 avril a été présenté « La vraie force », une pièce pour enfant de Hacène Mellani. C'est l'histoire de quatre amis qui vivaient paisiblement dans une superbe forêt. Mais un jour deux renards les repèrent et manigancent pour s'emparer d'eux. Pour cela ils tentent de manipuler le plus peureux d'entre eux, pour arriver à leur fin. Fort heureusement que Mimi la belle colombe est là, et de bon conseil...
Le 3 et le 4 avril c'était autour de « Le Fœhn » de faire son entrée au TNA. Adapté de l'œuvre de Mouloud Mammeri et mise en scène par Djamel Abdelli, elle retrace l'histoire d'un combattant durant la guerre d'Algérie. En 1957 lors de la bataille d'Alger il est arrêté au moment où il s'apprêtait à commettre un attentat. Après moult tergiversations il est condamné à mort...
Le 5 avril Omar Fetmouche a présenté « « Wouhouche.com » (monstres.com), une tragicomédie. C'est l'histoire tantôt drôle tantôt dramatique, mais plus dramatique, d'une jeune femme à la recherche éperdue d'un amour. Sans trop savoir comment, elle se retrouve dans une clinique médicale où se déroule devant elle un véritable troc d'organes humains. Elle voit défiler devant elle des gens misérables, venus troquer leurs organes ou ceux de parents décédés... La pièce met en exergue la perte des valeurs humaines où l'homme n'est plus qu'une « une bête humaine ».
La semaine sera clôturée avec « Les vigiles » de Fetmouche toujours, adaptée du célèbre roman de Tahar Djaout. C'est l'histoire d'un homme qui invente une machine pouvant rendre bien des services. Cela se passe durant les années de la pensée unique en Algérie. Il était loin d'imaginer qu'il allait rencontrer les pires difficultés à faire breveter son invention. Les dirigeants se méfiaient de tout, ils voyaient le mal partout. Ils étaient à la limite de la paranoïa, craignant de perdre à tout moment le pouvoir et ses privilèges. Avec sa machine ils voyaient en lui l'homme suspect, dangereux...
Par Mus
