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Sur les hauteurs du Djurdjura (face sud), dans un décor féerique, un temps des plus printaniers, s'est tenu du 31 au 2 avril le 1er festival de Tikjda.
Pour une 1e édition, que les organisateurs voulaient expérimentale, il n'a duré que trois jours. L'endroit, Tikjda, qui est une station climatique enneigée une partie de l'année a attiré pour une première des milliers de personnes, dont une bonne partie était venue en famille. Bien qu'organisé en montagne, les galas se sont déroulés en nocturne, le but étant de tourner la page de la décennie noire, selon les organisateurs.
Côté programme du festival, c'est à Aït Menguellet qu'a échu l'honneur d'ouvrir cette première. On relèvera la présence de chanteurs arabophones tels que Benzine de Constantine, l'Algéroise Radia Adda.... pour donner une dimension nationale au festival, selon les organisateurs. Côté kabylophone, Ali Amrane, Oudjrih et Aït Hamid sont venus égayer les cimes du majestueux Djurdjura le temps d'une soirée. Les groupes « Raïna Raï », « Rock Bouira », les « Abranis » et Kamel Chenane (un enfant du pays) ont clôturé ce mini-festival.
Après cette expérience réussie, les organisateurs comptent dès l'année prochaine allonger la durée de l'événement. Il reviendra donc à chaque printemps, pour faire découvrir aux visiteurs la magie du Djurdjura, sa flore, sa faune, ses grottes, ses vestiges et bien d'autres secrets d'un site considéré comme l'un des plus beaux d'Algérie.
Bon vent à ce nouveau-né.
Par A.Z
