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Le chanteur de l'idéal, qui disait qu'il fallait se battre pour inventer un nouveau modèle, a rendu l'âme ce samedi 13 mars à l'âge de 79 ans.
Il a chanté l'amour bien sur mais aussi les poèmes d'Aragon, des textes engagés pour « je chante pour partager ce que j'aime et ce que je crois vrai », comme il se plaisait à dire. Ses chansons dérangeaient, elles étaient longtemps interdites d'antenne dans la France des années 60 et 70.
Ferrat qui n'aimait pas les projecteurs, s'est retiré dans son Ardèche dont t-il est tombé amoureux. Le succès et les interdits ne l'ont jamais détourné de son combat pour une société plus juste, une autre société. Il est resté fidèle à ses principes jusqu'au bout. Il était à contre-courant de son époque où régnaient plutôt le twist et le yéyé, inspirés de l'American way of life.
Celui qui disait « Je vis de bouffées d'oxygène » a composé et interprété plus de 200 titres dont « La montagne »,« C'est beau la vie », « Que serais-je sans toi », « Ma France », « Camarade », « Les jeunes imbéciles », « Restera t-il un chant d'oiseau? ».... Il demeure le seul à avoir osé chanter Aragon, un peu pour lui rendre hommage aussi. Nous citeront « Les feux de Paris », « Qui vivra verra », « Les oiseaux déguisés », « Pablo mon ami », « J'arrive où je suis étranger »...
Jean Ferrat a été enterré ce mardi 16 mars la bas dans son Ardèche bien-aimée, au pied de sa montagne, celle dont -il disait « Pourtant que la montagne est belle... »
Le poète est mort, mais les poètes meurent-ils vraiment?
Par Mus
