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Drôle, vraiment drôle de situation, loufoque dirait-on même. La junte (c'est selon) militaire qui a renversé le président Tandja parce qu'il voulait s'offrir une présidence à vie, vient d'envoyer un émissaire à Alger.
Pour rappel Tandja avait organisé, malgré l'opposition du peuple du Niger et de l'opposition politique (plusieurs jours de manifestations), un simulacre de référendum pour amender la constitution qui limitait à deux le nombre de mandats. Suite à quoi, avant même d’attendre l'organisation de l'élection présidentielle, il a été démis par des officiers supérieurs de l'armée et mis en résidence surveillée.
Le colonel Ahmed Mohamed a déclaré à Alger, qu'il était venu pour « demander l'appui de l'Algérie pour mener à bien la période de transition », transition vers la démocratie s'entend, puisque les officiers supérieurs se sont engagé auprès de l'opinion publique internationale à instaurer un véritable régime pluraliste.
Apparemment nos voisins Nigériens ont frappé à la mauvaise porte. Ne savent-ils pas que l'Algérie a connu le même scénario, pour permettre à Bouteflika de rester au pouvoir à vie ? Et encore sans référendum, l'amendement est passé comme une lettre à la poste à l'APN. Sauf une différence de taille et c'est tout à leur honneur, le peuple nigérien et l'opposition politique ont manifesté leur refus de l'amendement. Les officiers de l'armée nigérienne n'ont fait que répondre au vœu du peuple. On se demande alors ce qui les a pris de s'adresser au régime d'Alger, qui est loin d'être un modèle de démocratie. Allez savoir! Sauf s'il s'agit juste de gestion d'une période de transition, et là nos autorités excellent car l'Algérie en à tellement connues.
Par Mus
