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Parlant de Si Mohand U M'HAND il disait « Je ne pense pas sans affres rétrospectives à ce qu'un génie de cette envergure aurait pu mourir un jour. Il a vécu nos épreuves, pleuré nos larmes, crié notre colère à un moment où nous étions condamnés au silence et à la stupeur ».
La Kabylie a rendu un vibrant hommage à l'écrivain et anthropologue Dda L'Mulud. A commencer part son village natal, Taourirt Mimoun, où l'on a remarqué la présence de Hocine Hazem le vice-président du Congrès Mondial Amazigh (CMA), de Rabah Issadi le président de Kabylie-Solidarité, une association qui milite pour conjuguer les efforts pour une réelle solidarité kabyle, et de dizaines d'étudiants de l'université de Tizi Ouzou (qui porte d'ailleurs son nom). Des conférences-débats, une exposition de photos et coupures de journaux, des représentations théâtrales, de la poésie, musique et chorales ont été l'essentiel des festivités.
La maison de la culture de Tizi Ouzou n'était pas en reste. Le programme comportait un concours de la meilleure dictée en Tamazight, une exposition sur l'œuvre et la vie du défunt, projection du film « La colline oubliée », adaptée d'un roman de Dda L'Mulud.
La wilaya kabyle qui a marqué le plus l'événement reste celle de Béjaïa. L'association Bénévolat Imran Tizemourine de l'Akfadou n'a ménagé aucun effort pour concocter un programme à la dimension de l'écrivain disparu. Nous relèverons la projection de la vidéo «Entretien Dda L'Mulud-Kateb Yacine » et du film « La colline Oubliée », une soirée poétique, une exposition permanente; conférences-débat avec Bouguermouh (réalisateur de la colline oubliée), un cross communal, recueillement à Taourirt Mimoun sur la tombe, gala artistique avec une pléiade d'artistes dont Oulahlou.
Boumerdes et Bouira étaient également au rendez-vous. Les associations estudiantines « Djurdjura » et « Tiliwa » de l'université Bougara de Boumerdes n'ont pas failli à la tradition. Expositions, projections, conférences-débats, poésie kabyle etc, étaient au menu de l'hommage. La maison de la culture Ali Zammoum de Bouira a exposé des écrits et des photos retraçant l'itinéraire d'un homme, qui a consacré sa vie à la cause Amazigh.
A Alger, les étudiants de l'Ecole National Supérieure de l'informatique (ENSI) ont tenu à marquer cet événement. Projection d'un film doc sur Mammeri réalisé par les étudiants eux-mêmes, projection de « La colline oubliée », expositions, conférences-débats et poésie ont constitué l'essentiel de l'hommage.
Par A.Z.

