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Organisée en collaboration avec l'association Si Muh u Mhand et l'école des beaux arts d'Azazga, cette 4ème édition s'est tenue du 21 au 25 février à la maison de la culture de Tizi Ouzou. Elle a été de loin plus riche que les précédentes. Une soixantaine d'artistes venus de 25 wilayas d'Algérie, un record qui prouve l'engouement grandissant pour ce salon, sont venus exposer leurs œuvres.
Comme il est de tradition depuis le 3e salon, un hommage a été rendu à deux figures disparues de la peinture algérienne. Il s'agit de Baya Mahieddine native de Bordj Menaël en Kabylie en 1931. Les œuvres de cette grande dame qui ont fait le tour du monde (Europe, Japon, Cuba, Tunisie...), lui ont valu la reconnaissance de Picasso et d'autres peintres surréalistes. Aujourd'hui on peut les trouver dans plusieurs musées, celui des arts plastiques d'Alger, Cantini de Marseille, art moderne de Paris notamment. L'autre artiste est Ahmed Azzouz natif de Tizi Ouzou en 1925. Il a commencé à peindre tardivement en 1967, avant d'être secrétaire de l'union national des arts plastiques (UNAP). Il a exposé avec cette organisation à Tizi Ouzou, Constantine, Alger...
Ont assisté à ce salon en tant qu'invités d'honneur trois doyens des arts plastiques, mme Belbahri et messieurs Akham et Addane. Belbahri a d'ailleurs apporté un témoignage émouvant sur Baya Mahieddine, qu'elle a connue personnellement.
Au programme il y avait aussi trois conférences « Enseignement artistique », « Construction du discours artistique », « Sculpture algérienne contemporaine ».
Pour la première fois, trois prix ont été institués pour récompenser les meilleurs œuvres, et donner ainsi de l'envergure au salon. Lors de la séance de remise des prix, les artistes ont eu à déplorer l'absence d'un marché de l'art en Algérie.
Par Mus



