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Cela s’est passé ce jeudi 25 février 2010 vers 10h45 lors d’une réunion de cadres de la police, quand son adjoint, un colonel lui aussi sort son arme et l’abat. Selon l’agence de presse algérienne (APS), l’agresseur a été pris d’une crise de démence, sans donner plus de précisions, comme les causes qui l’ont mis dans cet état.
Selon l’APS toujours, il a ensuite retourné son arme contre lui pour se suicider. Blessé il a été conduit en urgence à l’hôpital. Là est la version officielle. D’autres sources, notamment El Khabar, donnent une autre version. Il est rapporté que la réunion a tourné à un bain de sang, alors que Tounsi accusait son adjoint, colonel des écoles de police, d’être impliqué dans des affaires de malversations. Faute de s’expliquer, son adjoint a choisi la solution extrême.
Tounsi aurait été abattu dans le dos de deux balles dans la tête. Selon cette même version, l’agresseur n’a pas tenté de se suicider, ce sont les membres du protocole du directeur général qui lui ont tiré dessus. Est-ce vraiment un acte isolé comme l’APS veut le faire croire, ou un assassinat prémédité exécuté par ce colonel des écoles ? Telle est la question que tout le monde se pose. La version donnée par l’APS nous rappelle d’ailleurs l’assassinat du président Boudiaf.
Ali Tounsi n’aurait pas un passé glorieux. Selon un document rédigé par des officiers de la police algérienne, avec des photos à l’appui, Ali Tounsi qui est né en 1934 à Metz, était fils d’un officier de l’armée française. Cet algérien installé en France bien avant la 2ème guerre mondiale est resté dans l’armée française jusqu’à sa retraite. Ali son fils aurait intégré en 1961 l’armée coloniale à Sidi Bel Abbes. A l’indépendance il a rejoint l’Armée algérienne avant d’être radié en 1963, après qu’on ait découvert son passé. Par la suite, il aurait été accusé, alors qu’il travaillait dans une structure du ministère de la jeunesse, de détournement de deniers publics et condamné en 1994. Malgré tout on le retrouvera 4 ans après à la tête de la police algérienne jusqu’à sa mort.
Par A.Z.
