Partenaires
- Agence web : création de site Internet Lyon, référencement et graphisme
A l’heure où le monde entier célèbre le 61ème anniversaire de la déclaration des droits de l’homme, l'Algérie vit toujours sous l'état d'urgence, décrété en février 1992. Dix-sept ans après, est-il encore justifié et sert-il à quelque chose ? Mme Belhassen, présidente de la fédération internationale des droits de l'homme a déjà en 2004 déclaré:: « ...on sait que cette situation est la porte ouverte à toutes les violations flagrantes des droits de l'homme et des libertés fondamentales».
A l'occasion de cet anniversaire, Bouteflika a réaffirmé l'attachement permanent de l'Algérie aux principes et valeurs énoncées par la déclaration universelle des droits de l'homme. Comme s’il pouvait y avoir un peuple qui n’aspirerait pas à ces valeurs. Le problème vient de ceux qui l'empêchent d'en jouir. S'il y avait attachement des pouvoirs publics à ces valeurs et principes, on le constaterait sur le terrain. Il ne suffit pas de le dire pour que cela soit.
Où est le droit à la liberté de pensée, de conscience, de religion, d'opinion et d'expression, quand on ne permet aucun discours contradictoire avec « l'officiel », dans des médias uniques sous contrôle de l'état (télévision et radios), et qu'on arrête des citoyens, juste parce qu'ils sont en possession de bibles? Ou est le droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne, quand le citoyen ne peut pas circuler sans crainte, partout et à toute heure? Maintenant si le président croit vraiment à ce qu'il dit, qu'il commence par lever l'état d'urgence. Si ce n'est pas de son ressort, il aurait mieux valu qu'il ne se prononce pas sur la question des droits de l'homme.
Depuis des années, des organisations et personnalités qu'elles soient nationales ou internationales ne cessent de demander la levée de l'état d'urgence. Elles se basent notamment sur les déclarions officielles faisant état du retour de la stabilité et de la sécurité dans le pays. Mais rien n'y fait, on s'obstine à le maintenir. En même temps (seul notre pouvoir sait le faire) on fait croire au monde que l'Algérie est toujours confrontée au terrorisme, pour justifier son maintien. Est-ce ceux là même qui l'ont décrété qui ne veulent pas s'en défaire, car cela les arrange bien ? Pourquoi revenir à la normale quand cette situation leur permet de garder le pouvoir absolu, sans contestation notable, de gérer les affaires dans l'opacité absolue, et d'empêcher toute avancée démocratique. Voilà donc la raison d'être de l'état d'urgence, qui ne tient plus qu'à un alibi, pour continuer à confisquer les libertés. En fait qui décide de sa levée? Sommes-nous sur la voie de l'Égypte, qui maintient l'état d'urgence depuis 28 ans?
Par A.Z
