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Où sont les promesses? Où sont les mesures de préventions soi-disant prises? Où sont les 156 hôpitaux de référence? Où sont les 20 millions de doses de vaccins annoncées pour octobre, puis novembre, et enfin décembre? Et les praticiens qui sont en grève trois jours par semaines? Etc.
On se rend compte que notre ministre de la santé nous a bel et bien mené en bateau. Malgré tout, il est encore là à nous annoncer régulièrement les nouveaux cas, des chiffres souvent contredits d'ailleurs. Sur l'ensemble des doses promises seules 450 000 sont arrivés, et elles sont à l'Institut Pasteur pour contrôle. C'est pour qui ces quelques doses? Sans compter qu'aucun calendrier n'a été établi.
La pandémie devient inquiétante, elle prend des proportions alarmantes:19 morts (dont des femmes enceintes) pour près de 445 contaminés, Ce qui représente un taux de plus de 4%, soit le plus élevé au monde (USA, France etc moins de 1%). Des écoles ont été fermées, 33 wilayas sur 48 touchées. La pandémie devient incontrôlable, des hadjis (pèlerins) se ramènent de la Mecque avec le virus, alors le ministre panique.
Pour commencer, il relève le directeur de l'Institut Pasteur, on ne sait pourquoi. Et pour pallier peut-être à la propagation du virus (à défaut d’autre chose), il a demandé à ce que les malades restent chez eux. C’est à n’y rien comprendre, comme si nos hôpitaux n’étaient pas capables de garder 400 malades. Toutefois il les rassure, ils seront suivis médicalement et auront leur dose de Tamiflu à domicile. Barkat ne veut-il pas par-là maintenir l’opacité autour du nombre de décès à venir? Mourir à la maison cela passe inaperçu et non comptabilisé. Confiner les malades chez eux au lieu de les garder à l'hôpital, n'est-ce pas le meilleur moyen de répandre le virus? A ce train là tous les Algériens risquent de rester confinés chez eux. Tout ce qui se passe est insensé, pas logique du tout, on dirait bien que Barkat nous cache quelque chose.
Par A.Z.
