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L’Algérie à l’instar des autres pays musulmans, a fêté ce vendredi 28 novembre l’Aïd el kébir (la grande fête) ou encore l’Aïd el adha (la fête du sacrifice). Cette fête célèbre la soumission d’Abraham à Dieu, qui lui aurait ordonné lors d’un songe, de sacrifier son fils (Ismaël selon les musulmans et Isaac selon les Juifs). Au moment de s’exécuter le lendemain, Gabriel l’ange remplaça le fils par un mouton. Dieu a ainsi voulu le tester. En obéissant à l’ordre divin, il a montré sa foi inébranlable en un Dieu unique. Abraham est selon la Bible un Patriarche, et selon les musulmans un envoyé de Dieu. Il est l’ancêtre des Arabes (Ismaélites) et des Juifs (Israélites). Il est le premier monothéiste, donc l’ancêtre des trois familles religieuses monothéistes.
L’Aïd est ainsi la plus grande fête musulmane. Elle célèbre un double évènement, celui de la fin du Hadj (pèlerinage aux lieux saints de l’Islam), et le sacrifice d’Ismaël ou Isaac. A l’occasion les musulmans sacrifient un mouton (Bien que cela ne soit pas une obligation comme les 5 piliers de l’Islam), du moins ceux qui ont les moyens de s’en offrir. La Bête est égorgée consciente, juste après la prière de l’Aïd vers 9h du matin et selon un rituel bien précis : elle doit être allongée sur le flanc et bien ligotée, la tête orientée vers la Mecque, la langue hors de la bouche e (entre les deux mâchoires), et « au nom de Dieu », qui est répété trois fois.
Cette année encore de milliers de moutons « sont passés au couteau » rien qu’en Algérie. Dans certains pays d’Europe où vivent des communautés musulmanes, des associations s’opposent à la méthode d’abattement en égorgeant l’animal conscient. Elles exigent une loi pour mettre fin à la souffrance de ces bêtes. Pour Dalil Boubekeur, le recteur de la mosquée de Paris, « Aucun texte sacré ne s’oppose à l’étourdissement du mouton avant ». Il y a pire, dans les pays musulmans la bête est égorgée, sans prendre le soin d’éloigner les enfants. Pire encore, des parents tiennent à ce qu’ils voient « pour qu’ils soient courageux ». Il arrive souvent que des familles s’endettent pour offrir le mouton aux enfants, surtout si dans le quartier les voisins ont en acheté. La bête est achetée avant tout pour faire plaisir aux enfants. L’Aïd el adha est comme toutes les autres, la fête des enfants. En plus du mouton, il faut les habiller avec du neuf ce jour là. Les adultes leur offrent de l’argent pour s’acheter des jouets. Enfin, la table doit être garnie de plusieurs sortes de gâteaux, préparés maisons avant la fête. Ce jour là et le lendemain, les gens se rendent visites pour se souhaiter bonne fête, et c’est, dit-on, à cette occasion que ceux qui sont en froid se pardonnent mutuellement.
Avec la cherté de la viande en général en Algérie, est-il bien raisonnable de continuer à sacrifier des milliers de bêtes en un seul jour (en plus de celles que vont juste après sacrifier les pèlerins à leur retour au pays). Chaque année c'est l'hécatombe, le cheptel est de nouveau notablement réduit (donc l’offre), ce qui va encore entraîner une augmentation des prix. Rien ne justifie cela puisque le sacrifice n’est point une obligation.
Par A.Z



