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En prévision de la conférence des ministres africains de l'Environnement, qui aura lieu cette fin de semaine à Alger, les négociateurs africains sur les changements climatiques ont entamé hier une réunion préparatoire à l'hôtel El Aurassi. Intervenant à l'ouverture de la rencontre, M. Cherif Rahmani, ministre de l'Aménagement du territoire, de l'Environnement et du Tourisme, a déclaré que "cette rencontre africaine revêt une importance capitale et stratégique".
Il s’agit pour les représentants des pays présents d’améliorer la position africaine sur les changements climatiques. Avec l’adoption par les ministres de la plate-forme d’Alger, l’Afrique veut se doter d’une position ferme et forte», a précisé M. Cherif Rahmani, notant, en outre, que la position des responsables doit être conforme à celle attendue par la population africaine, qui subit le plus les effets des changements climatiques.
Le ministre rappellera dans son intervention qu’il s’agit de faire du climat une priorité et qualifiera la conférence d’Alger de celle de l’espoir. «J’attends d’Alger un engagement collégial. Il faut un cadre durable pour le développement durable. Le protocole de Kyoto a décidé la préparation de l’après-2012. Nous devons être donc solidaires avec les pays les moins avancés», a souligné M. Cherif Rahmani. Selon le ministre, il s’agit d’aller vers une maîtrise du transfert de la technologie en vue de la sécurisation des pays du continent africain. Le responsable ne manquera pas d’évoquer la question de l’émigration, notant que cette dernière demeurera inévitable avec les effets de plus en plus néfastes des changements climatiques. Le ministre appellera enfin à une alliance intercontinentale, dans le cadre de la lutte contre les effets des changements climatiques.
Lors de la rencontre tenue hier, les intervenants ont procédé notamment à la présentation du plan d’action de Bali. Ainsi, Mlle Lim Li Lin, représentant une organisation non gouvernementale de Malaisie rappellera que le plan d’action de Bali a été adopté à la fin de 2007 et sera finalisé l’année prochaine. «C’est un processus global qui a pour objectif la mise en œuvre de la convention. Nous cherchons ainsi la mise en œuvre d’actions immédiates. Les pays africains doivent s’adapter aux changements et nous ne devons pas attendre 2012», a déclaré la spécialiste qui appellera les pays les moins développés à aller vers la production de leur propre technologie.
Pour les décisions émanant du plan d’action de Bali, il s’agit, selon l’intervenante, du financement et du transfert des technologies. Mlle Lim Li Lin soulignera le fait que des pays développés ne pourront pas honorer leurs engagements concernant la réduction des émissions à l’horizon 2012, «comme ils n’ont pas respecté leurs engagements concernant les questions de transfert des technologies et des financements», affirmera la spécialiste en guise de conclusion.
Source : Le soir d'Algérie
