Partenaires
- Agence web : création de site Internet Lyon, référencement et graphisme
L'histoire retiendra une fois de plus que le peuple algérien, malgré tout, sait faire face au défit. L'histoire retiendra une fois de plus, que l'Algérie n'a pas un problème de peuple mais un problème de gouvernance. Il a prouvé par cet engouement, cet enthousiasme manifestés autour de l'équipe nationale, son amour pour son pays. Ses manifestations d’indignation après l’agression des joueurs algériens au Caire, ont montré à quel point pour lui, on ne badine pas avec l’honneur et la dignité d’un peuple.
En facilitant l'afflux des supporters à Khartoum, le président n'a rien fait d'exceptionnel. C'est peut-être une façon de se racheter après qu’il aurait obligé, paraît-il, l'équipe à jouer le match du Caire, alors que selon Raouraoua, les règlements de la FIFA donnaient l'Algérie qualifiée sans jouer, après le caillassage du bus. Notre équipe nationale aurait pu laisser des plumes dans l'enfer du Cairo Stadium. Le président n’a en outre fait que répondre à l'appel des supporters qui voulaient aller en masse (selon le PDG d'Air Algérie, plus d'un million de demandes), chose tout à fait ordinaire. L’Etat ne pouvait se défiler, rester insensible à l’appel d’une jeunesse qui voulait se rendre en masse à Khartoum, pour aider les verts à laver l’affront du Caire, et c’est chose faite. Le mérite ne revient qu’au courage et à la détermination des joueurs, et de ces milliers de jeunes qui ont rallié la capitale soudanaise.
La qualification de l’EN ne doit pas occulter la dure réalité de la jeunesse algérienne. « La jeunesse a prouvé qu'elle pouvait répondre à l’appel, qu'elle pouvait relever des défis, il est maintenant temps que les pouvoirs publics s'occupent de ses problèmes » dixit Saâdane. Reste qu'il ne faut pas se voiler la face, cette qualification même si nous l'avons ardemment désirée, servira d'autres desseins et c'est dommage. Si seulement le peuple pouvait se mobiliser autant pour autre chose qu'un match de football. S’il pouvait le faire avec une telle envergure, aussi fortement, pour réclamer pacifiquement plus de démocratie, plus de transparence dans la gestion des affaires de l'Etat, du travail pour tout le monde, un partage plus équitable des revenus, en un mot une vie meilleure.
La qualification de l’EN acquise, il est attendu du pouvoir d’avoir une autre vision des relations avec nos prétendus « frères » de l‘est. Rien, absolument plus rien, ne doit être comme avant. Il n’y a pas de frères qui tienne, la fraternité ne peut exister qu’entre nous Algériens, mais dans une Algérie véritablement algérienne, débarrassée de la tentation baathiste, du slogan vide de « Nation Arabe ». Une Algérie réconciliée avec elle-même, avec son histoire millénaire. Autrement tout ne sera qu’un éternel recommencement.
Par Mus
