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La coquette ville de Tadmaït, l’Ex Camp Du Maréchal, a vécu une semaine particulièrement animée. Une semaine riche en activités pour se souvenir de l’un de son millier de martyrs.
L’événement a été initié pour commémorer le cinquantième anniversaire de la mort du chahid le commandant Ali Bennour. Celui-ci a intégré très jeune les rangs du MTLD, puis ceux de l’Organisation Secrète (OS), avant de se distinguer par quelques actes courageux. Il a mené le groupe de maquisards qui a incendié l’unité «Bois et liège », la veille du 1 novembre, à l’occasion du déclenchement de la révolution. En 1956, ce fut le tour de la TOBACOP, en guise de représailles suite à la destruction de plusieurs maisons, notamment celle des Berkani, par l’armée française. Il a vite gravi les échelons pour être capitaine, puis commandant juste avant sa mort. Il a été surpris un certain 19 octobre par l’armée française. Après un échange de tirs de plusieurs heures il a été blessé. Conduit à la caserne de Draa El Mizan, avant d’être fusillé en même temps qu’Oukil Ramdane, à Maâmar tout près de là. De ses trois frères et son père qui ont rejoint aussi le maquis, seul le plus jeune a survécu à la guerre.
La célébration de l’événement a été marquée par des activités sportives : Tournoi de foot, tournoi de pétanque, course. En parallèle s’est tenue au lycée de la ville une exposition de photos, projections de films sur la révolution et théâtre à la salle de cinéma. La dernière journée fut très émouvante : Dépôt d’une gerbe de fleurs et recueillement au carré des martyres, témoignages de compagnons d’armes, avant de convier toute l’assistance à déguster un couscous.
On aura remarqué une forte présence d’anciens maquisards, normal. Ils étaient tous là, venus de partout tirés à quatre épingles, normal aussi. Ils étaient tous fiers d’arpenter l’avenue Colonel Amirouche, ce qui a rappelé à certains le printemps 1962.
Ce qui n’est pas normal par contre, c’est l’excès de zèle manifesté par le fils du martyr Ali Bennour pour les accueillir. C’était trop, vraiment trop d’honneur pour eux. Comment un fils de chahid peut-il montrer autant d’égards, à ceux qui ont trahi le serment fait à leurs compagnons d’armes ? C’est peut-être pour cette raison que bien des fils de chahid ont boudé l’événement.
Par Mus.



