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C’est ce qui ressort de la loi des finances complémentaires 2009. Toutes les banques qu’elles soient publiques ou privées sont concernées. Il reste maintenu pour le crédit à l’immobilier « pour encourager » l’acquisition de logements par les citoyens. Comme si les crédits à la consommation et pour l’achat de véhicules empêchaient ou se faisaient au détriment de ceux octroyés pour l’acquisition de logements ? Celui-ci n’intéresse pas grand monde parce que les logements sont trop chers.
Comment un salarié moyen qui touche 3000 à 4000 dinars au plus, peut-il acheter à crédit un logement quand on sait qu’un simple F3 coûte 500 millions de centimes ? Il doit passer toute sa vie à rembourser et encore ?
Cette décision pénalise d’abords le citoyen modeste, à qui il n’est plus possible d’acquérir quoi que ce soit. Quant à nos entreprises qui exportent très peu ou pas du tout, donc qui dépendent du marché intérieur, elles seront affectées. Pourquoi n’avoir pas maintenu le crédit pour les produits algériens si l’on se soucie vraiment de notre économie ?
On avance aussi que le parc automobile est saturé. On sait qu’il est constitué de plus de 20% de véhicules qui ne répondent plus aux normes (sécurité et environnement). Pourquoi ne pas commencer à envoyer ces véhicules lourds et légers pollueurs et dangers publics à la fourrière ?
Sans aucun doute, les banques aussi vont revoir leurs politiques. Non seulement il n’y aura pas ouverture d’autres agences, il faudra s’attendre plutôt à la fermeture de plusieurs d’entre-elles, donc licenciements.
On ne comprend plus rien dans ce pays. Un jour on prend une décision, le lendemain on revient dessus, selon les pressions des uns et des autres. Une chose est sur, le pouvoir n’a aucune stratégie à moyen terme encore moins à long terme.
Par Mus
