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Le président Mamadou Tandja voulait faire comme Benali en Tunisie, Bouteflika en Algérie et Chavez au Venezuela : amender la constitution pour rester à vie au pouvoir. Si ses inspirateurs ont réussi leur coup de main, il semblerait que ce n'est pas du tout acquis pour lui.
Le peuple Nigériens, l'un des plus pauvres de la planète, est en passe de donner une leçon aux Africains. Menés par des syndicats, des partis politiques de l'opposition et autres associations, il manifeste quotidiennement depuis plusieurs mois pour que Tandja renonce à son projet et fasse ses valises. Ce weekend du 13 juin, la foule était particulièrement nombreuse à Niamey, scandant des slogans hostiles et exigeant le respect de la constitution. Le président du principal parti d'opposition le FFD, a mis en garde contre ce projet anti-démocratique, et a appelé les nigériens à ne pas se laisser faire.
Qui aurait imaginé ça un jour en Afrique ? Du jamais vu dans un continent où les présidents s'installent à vie, parfois après un coup d'état, avec la bénédiction des occidentaux bien sûr, intérêts obligent.
Les président africains laisseront-ils faire ou viendront-ils au secours de Tandja ? Tout porte à le croire car ils craignent que cela fasse tâche d'huile, et que cela serve d'exemple. Le sol Nigérien recèle de l'uranium, du fer et même du pétrole. C'est du côté de l'occident, la France surtout qu'il ira sûrement monnayer un soutien.
En Afrique la soif du pouvoir est tellement forte, que les présidents sont prêts à tout brader pour y rester, à vie. La démocratie ce n'est pas pour les Africains, parce que ce n'est point dans l'intérêt de l'occident, quoiqu'il veuille nous faire croire.
Pour rappel le président Nigérien avait convoqué le corps électoral pour le 4 aout prochain, afin de se prononcer par référendum sur l'amendement de la constitution. Sous la pression de la rue, la cour constitutionnelle a annulé le décret présidentiel, considéré comme anti constitutionnel. Mais le président n'en démord pas, il continue à chercher comment contourner les obstacles, des soutiens ...
Chez nous, invoquant des considérations de sécurité, le pouvoir a tout verrouillé, afin justement d'empêcher toute contestation dans la rue. Craignant l'abstention, l'amendement de la constitution algérienne ne fut même pas soumis à l'approbation du peuple. En se contentant du quitus des députés « béni oui oui », le pouvoir a fait ce qui s'apparente à un coup d'état. L'interdiction de manifester n'excuse nullement le laisser-faire des algériens. On aura bien constaté qu'ils ont fini par se résigner, après tout ce qu'ils ont enduré et subi. La contestation reste l'apanage de la seule minorité, elle est en plus tel un prêche dans le désert. Alors avec un peuple pareil, la démocratie en Algérie reste utopique.
Par A.Z
