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Avec des troupes venues d'Algérie et de plusieurs pays, le désormais traditionnel Dimajazz (traduisez toujours le jazz), a drainé la grande foule à Constantine.
C'est avec le blues man américain Bernard Allison, qu'a été clôturé ce jeudi le festival international de jazz. Avec le succès et l'engouement grandissants du public, la durée a été portée à huit jours, contre cinq précédemment. Bernard Allison et sa troupe ont eu du mal à quitter la scène de la salle du théâtre. Ils étaient contraints devant l'insistance d'un public insatiable qui ne voulait pas les lâcher, de revenir trois fois sur scène. Il est vrai que du blues qui débarque au milieu du jazz, ne peut pas laisser indifférent. Le public était tout simplement subjugué par la prestation de la troupe.
La fausse note demeure toujours l'absence de salles pour accueillir ce genre d'événements. Ce festival méritait mieux que cette salle exiguë, ne serait-ce par respect à des musiciens venus de loin. Les organisateurs ont installé un écran géant sur l'esplanade, pour consoler le nombreux public qui affluait chaque soir.
Comme partout en Algérie, le problème de salles de spectacles reste crucial. Tout comme les salles de cinéma laissées à l'abandon, tuant ainsi le 7e art. A se demander s’il y a vraiment une volonté de réhabiliter les arts. Cela ne peut se faire sans l'infrastructure adéquate.
En Algérie on dirait qu'il n'y a de la place que pour les mosquées. Celles-ci poussent comme des champignons, il y a des villes qui ont en dans chaque quartier. Comme cela ne suffisait pas on se prépare à en construire une, qui va couter des milliards de dollars, juste pour le prestige. Il y a là de quoi faire des dizaines de salles modestes mais spacieuses.
L'engouement manifesté par les algériens lors de spectacles de tous genres, signifie qu’ils n’ont pas seulement besoin de mosquées.
Par A.Z
