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Le sommet du G20 qui s'est ouvert vendredi soir a eu pour objectif de surmonter les divisions entre pays membres pour élaborer un plan d'action face à la crise économique internationale.
En l’absence d’une représentation africaine hormis l’Afrique du Sud et sur un fond de divergences entre les Européens qui attendaient du sommet du G20 qu’il permette une meilleure «coordination en matière de politiques monétaires et fiscales», les Etats-Unis et le Canada qui estiment que l’heure est à des réformes modérées et écartent l’idée de la création d’une autorité de régulation à la compétence internationale, les dirigeants des grands pays industrialisés et émergents du G20, réunis hier à Washington, se sont mis d’accord pour soutenir l’économie, mettre en œuvre une nouvelle régulation internationale et réformer la gouvernance mondiale pour tenter d’enrayer la plus grave crise économique depuis la dépression de 1929, selon la présidence française. Le sommet du G20 qui s’est ouvert vendredi soir a eu pour objectif de surmonter les divisions entre pays membres pour élaborer un plan d’action face à la crise économique internationale. Les pays réunis partagent la conviction qu’en travaillant ensemble ils pourront remettre l’économie internationale sur la voie de la prospérité à long terme. Le plan d’action, selon les agences de presse, recèle des mesures à court terme, qui devront être prises avant le 31 mars, et des mesures à moyen terme ont été également adoptés. Un premier bilan devrait être dressé au 31 mars, avant la convocation d’un second sommet du G20 entre le 31 mars et le 30 avril, a-t-on indiqué de source française. Selon l’APS qui cite la présidence française, le texte sur lequel travaille le G20 insiste sur le «soutien de la croissance économique par des politiques de relance, y compris avec l’arme budgétaire, mise à contribution, de la politique monétaire, soutien du Fonds monétaire international (FMI) et des banques de développement à l’activité des pays fragiles sans laisser tomber aucun pays». «Chacun voit bien qu’un des axes potentiels du développement de la crise, c’est le risque de transmission de cette crise par la chute de tel ou tel pays», précise-t-on au G20. Il n’est cependant plus question d’une réforme globale du système financier, sorte de Bretton Woods II, souhaitée par certains pays, dont la France.
Comme l’a affirmé le président américain, G. Bush, le sommet est une occasion pour «réaffirmer notre conviction que les principes du marché libre nous offrent la meilleure voie vers une prospérité durable». Il avait d’ailleurs mis en garde ces derniers jours contre une sur-régulation qui, selon lui, serait contreproductive. Son administration a présenté des pistes de réflexion : une meilleure gestion des risques par les banques, une transparence accrue des marchés et institutions et une plus grande harmonisation de leurs règles comptables. Concrètement, la Maison- Blanche s’est dit favorable vendredi à deux nouveaux mécanismes. Il s’agit de la mise sur pieds d’un organisme destiné à superviser les 30 plus grandes banques du monde, formé d’autorités de régulation, et un «système d’alerte précoce» des crises financières à confier éventuellement au FMI. Les Etats-Unis sont également favorables à une réorganisation des institutions multilatérales, comme le FMI et la Banque mondiale, pour accorder davantage de poids aux pays émergents comme la Chine, l’Inde ou le Brésil. Pour sa part, le Fonds monétaire international (FMI) et le Forum de stabilité financière (FSF) ont affirmé qu’ils allaient coopérer pour avoir la capacité de tirer la sonnette d’alarme en amont des crises financières. De leur côté, la Russie et l’Union européenne ont exprimé vendredi leur souhait de réformer en profondeur le système financier mondial afin d’éviter de nouvelles crises. Quant au Japon, il a exprimé des doutes que si rien ne sort de la réunion du G20 à Washington, la crise économique mondiale va s’aggraver et les pays émergents qui ne disposent pas, contrairement à l’Europe et aux Etats-Unis, de monnaies servant de valeur refuge, seront foudroyés et perdront leurs dernières illusions sur les avantages de la globalisation.
Source : Le jour d'Algérie
