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Le premier Salon international de l'industrie de la sidérurgie, de la métallurgie et de la transformation (Metalex) a ouvert ses portes hier au Palais des expositions de la Safex à Alger.
Le Salon devait être inauguré par Abdelhamid Temmar, ministre de l’Industrie et de la promotion des investissements mais en l’absence de ce dernier c’est Lachgar Mohamed Laïd, secrétaire général de l’Union arabe du fer et de l’acier (UAFA) qui a dû donner le coup d’envoi de cette manifestation économique qui durera jusqu’au 18 du mois courant. Il sautait aux yeux que ce salon était le moins spacieux et ambitieux qui n’ait jamais été organisé à la Safex. A peine faisait-on quelques pas dans le hall qu’on se rend compte qu’on a fait complètement le tour. Sur les 12 entreprises participantes, 9 sont algériennes. Le reste est formé d’une entreprise algéro-indienne (Arcelor Mittal de Annaba) et de 2 uniques entreprises étrangères, à savoir Zhongyuan de Chine et Corredor du Portugal. Le monde arabe n’est représenté que par une ONG professionnelle : l’UAFA. Pour Kamel Agsous,
P-DG des Fonderies algériennes, l’absence d’engouement chez les sociétés étrangères est due au fait que «le salon était prévu depuis 6 mois, dans un contexte différent car entre temps il y a eu la crise financière mondiale, ce qui a fait que depuis 3 mois les prix de l’acier et des produits ferreux ont connu une baisse drastique» et d’ajouter : «C’est à nous de montrer l’utilité de ce salon pour convaincre nos partenaires étrangers à venir y prendre part dans les prochaines éditions». Saïd Irzi, organisateur du Salon, prend les choses avec philosophie en estimant qu’«il est de tradition que les gens s’abstiennent de venir massivement dans les premières éditions des salons, préférant voir de loin comment les choses vont se dérouler». Le Metalex, dans sa première édition, est placé sous le thème de «L’industrie de la métallurgie, de la sidérurgie et de la transformation dans le monde arabe». L’UAFA, a indiqué Lachgar Mohamed Laïd, «est en train de mener actuellement une étude prospective dans le monde arabe afin de dégager des perspectives de développement du secteur sidérurgique à l’horizon 2020». L’étude en question, explique-t-on, s’attache à répondre à une question fondamentale : «Vers quel sens se dirige l’industrie sidérurgique dans les pays arabes et quel développement peut-on souhaiter dans le futur ?» Cette étude va reposer sur un travail d’investigation dans plus de 120 usines sidérurgiques dans 18 pays arabes. Selon Lachgar Mohamed Laïd, «l’UAFA œuvre pour l’intégration et l’harmonisation du secteur de la sidérurgie dans le monde arabe et lutte contre les menées spéculatives». Invité à donner son opinion sur les répercussions de la crise financière internationale sur l’industrie sidérurgique en Algérie, Messaoud Chettih, ex-président-directeur général du groupe Sider a estimé que «la crise a des aspects positifs et négatifs» et d’ajouter : «Les prix du rond à béton et des produits ferreux vont baisser mais cela pénalisera Arcelor Mittal Annaba».
Source : Le jour d'Algérie
