Partenaires
- Agence web : création de site Internet Lyon, référencement et graphisme
Le nouveau chef de mission du Fonds monétaire international (FMI), M. Joël Toujas Bernaté a été rassurant quant à l'impact d la crise financière internationale sur l'Algérie. "L'économie et le système financier algérien ne devraient pas subir d'effets de congestion directe de la crise financière mondiale", a-t-il indiqué lors d'une conférence de presse animée hier à Alger à l'issue d'une série de consultations annuelles menées par cette mission qui a séjourné à Alger depuis le 4 novembre dernier.
Ce constat reste, selon le conférencier, temporaire dans la mesure où le monde est encore plongé dans cette crise incertaine et que nul ne peut prévoir la fin et l’issue de ce bouleversement. Il ressort que le risque peut être réel et sérieux pour notre pays dans le cas où les prix du pétrole connaîtront une baisse importante dans les prochaines années.
«La diminution importante des recettes pétrolières pourraient affecter à terme la croissance par le biais d’un ralentissement du PIB», a indiqué le conférencier. «L’Algérie peut maintenir le même rythme de croissance avec le soutien des programmes de développement et d’investissement pour une durée de trois à quatre ans au cas où les cours du pétrole restent stables à leur niveau actuel, c’est-à-dire entre 50 et 60 dollars le baril.
Au-delà, et au cas où les prix chutent, on va se poser des questions concernant les ressources qui permettent à l’Algérie de poursuivre ses programmes d’investissement. C’est pour cela qu’il est recommandé aux autorités algériennes de se préparer à prendre des mesures préventives concernant les priorités dans les investissements publics et le soutien à la croissance», a-t-il expliqué.
Par ailleurs, la mission du FMI a conforté les résultats réalisés par les pouvoirs publics en termes de croissance hors hydrocarbures, de réduction de chômage, d’élimination de l’endettement extérieur et de politique budgétaire. Elle note que la croissance devrait atteindre près de 6% alors que la croissance totale devrait, elle, s’établir autour de 3%.
L’inflation reste, selon le premier rapport rédigé par la mission, maîtrisée à hauteur de 4% et reste aussi parmi les taux faibles de la région. Une situation qui reflète une politique monétaire prudente et résultant de la politique de soutien de certains produits de base. La mission prévoit également, pour fin 2008, un surplus budgétaire global qui devrait atteindre 9% du PIB.
Pour 2009, la mission du FMI conforte les choix des pouvoirs publics concernant la politique budgétaire puisque le programme d’investissement public peut, dans les prochaines années, être financé à partir des ressources cumulées dans le fonds de régulation et des ressources. Elle a recommandé à la Banque d’Algérie de poursuivre la politique actuelle de stabilité du taux de change effectif réel «qui est à son niveau d’équilibre», selon M. Joël Toujas Bernaté.
Les résultats enregistrés en 2008 seront maintenus en 2009, selon les prévisions actuelles de la mission. Des mesures conservatoires, telles que la rationalisation des dépenses publiques, une meilleure maîtrise des dépenses courantes ainsi que la mobilisation des recettes fiscales, doivent être prévues par les autorités.
Il est aussi important, selon les animateurs de cette conférence, de prendre des décisions pour assurer une croissance soutenue du secteur hors hydrocarbures en améliorant le climat des affaires et de l’investissement et en poursuivant un développement sain du secteur financier.
Concernant la création des fonds souverains, Joël Toujas Bernaté a estimé que la question n’a plus lieu d’être posée puisque les ressources accumulées dans les fonds de régulation seront transférées au financement du programme de développement.
Source : Le jour d'Algérie
