Partenaires
- Agence web : création de site Internet Lyon, référencement et graphisme
Désolant, très grave ce qui s'est passé ce samedi au centre universitaire de Bouira, sud de la Kabylie. Les étudiantes ont été surprises, de se voir refuser l'accès au tout nouveau restaurant flambant neuf.
Un groupe d'étudiants de l'UGEL (Union générale des étudiants libres) proche du parti islamiste MPS (ex HAMAS), a décrété l'interdiction pure et simple de la mixité dans ce restaurant. L'intervention d'autres étudiants, qui considèrent que ces comportements sont d'un autre âge, dictatoriaux et archaïques, a tourné en bataille rangé entre les pour et les contre.
Les islamistes ont bien préparé leur coup. Des jeunes extra universitaires ont alors pénétré dans l'enceinte du campus pour leurs prêter main forte à l'aide d'armes blanches, causant au moins quatre blessés. Et l'on se demande comment ces voyous sont rentrés, quand on sait que les entrées sont filtrées. La bagarre s'est propagé par la suite dans tout le quartier de la ville, où des jeunes en mal d'émotions fortes se sont bien défoulés.
Cet événement nous rappelle ceux de 1974 à la faculté de droit d'Alger, où Kamel Amzal fut la première victime de la violence intégriste. On ne comprend pas par ailleurs ces comportements, quand on sait que les amphis, les salles de cour, la bibliothèque sont occupés conjointement par les étudiants des deux sexes. Mais ne dit-on pas qu'il y a un début à tout ? Ces étudiants intégristes voulaient peut être imposer un fait accompli, profitant de l'approche de l'élection présidentielle, où nos gouvernants sont réputés pour être plus complaisants.
Bien que ce dérapage en appel peut être d'autres, où cette fois il y aura mort d'hommes, il n'y a eu aucune réaction officielle. Les autorités ont l'air d'avoir l'esprit bien ailleurs.
Par Mus
