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L'Union Internationale pour la Conservation de la Nature, et George Hibbu, citoyen britannique installé au sud, ont fait un travail remarquable pour la préservation de l'outarde, un oiseau en voie de disparition dans le monde.
Pour rappel, les régions steppiques d'Algérie abritent un peuplement important, de l'oiseau en question. Des primes allant de 1500 DA à 2000 DA sont offertes pour chaque œuf ou outardeau nouvellement éclos, récupérés. Ils sont ensuite regroupés à Labiodh Sidi Chikh, où fut crée un centre d'élevage et de reproduction de cet oiseau rare.
Ainsi, l'Algérie est en passe de devenir un véritable refuge pour l'outarde, et peut être le seul au monde à l'avenir. Cet oiseau existait aussi en grand nombre dans toute l'Arabie. Mais voilà, les arabes l'ont chassé jusqu'à provoquer sa disparition totale. C'est pourquoi, il y a une dizaine d'années, avec la bénédiction des autorités algériennes, les princes d'Arabie ont afflué vers le sud algérien pour continuer leur sale besogne. Surtout qu'il y a en sus la gazelle. Il a fallu des menaces, qu'on imputait à l'époque à un groupe terroriste, pour qu'ils plient bagages et rentrent chez eux.
Dix ans après, ils sont là de nouveaux, les émirs braconniers, avec armes et bagages. Ils sont arrivés discrètement, et ont installés leurs campements là ou il faut, comme s'ils connaissaient bien les lieux. Il y a une délégation de qataris et une autre saoudienne, venues donc s'adonner, à la faveur du printemps, à leur sport favori, massacrer l'outarde et la gazelle. Seulement ils ignoraient en venant, que depuis les choses ont changées.
Grâce au travail de George Hibbu, la population bédouine ou nomade s'est impliquée activement dans la défense de l'outarde tout comme de la gazelle. A El Abiodh Sidi Chikh, la zone la plus peuplé d'outardes, la population a vite réagi. Les braconniers arabes ont été chassés et aux dernières nouvelles, ils se sont installés ailleurs. Les gens d'Ouled Namous, du côté d'El bayadh ont réagi pareillement. Le feuilleton qu'on pourrait nommer « Les braconniers d'Arabie », continue et à suivre.
Par ailleurs, pour assurer sa reproduction et une meilleure protection, des associations demandent à ce que l'outarde soit introduite dans le parc d'El Kala, où les conditions sont bien plus favorables.
L'APS, la très officielle agence de presse gouvernementale algérienne, n'a soufflé mot sur cette affaire. N'est ce pas là un aveu de complicité ? Ces princes auraient donc reçu l'aval des pouvoirs publics. On ne voit pas comment ils auraient débarqué dans nos steppes sans ça.
Par Mus
