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Les services de sécurité nationale sont t-ils en train de mettre le paquet en Kabylie ? On est bien tenté de le croire, avec la multiplication des opérations de ratissage et des barrages implantés sur différents axes routiers. Il faut admettre que depuis quelques temps, les groupes armés sévissent moins dans la région et que plusieurs coups leurs ont été portés.
Plusieurs réseaux d'approvisionnement et de soutien au GSPC ont été démantelés, notamment à Freha, Iflissen et Tadmait. Il y a quelques jours, 12 individus ont été arrêtés à Boumerdes. Ce coup de filet serait survenu, juste après la reddition de l'émir de la katibat El Ansar, Ali Touati, le 28 janvier dernier, aux services de sécurité de Tizi Ouzou. Répondant peut être ainsi, à l'appel qu'aurait lancé Hassan Hattab, l'ex chef du GSPC.
Par ailleurs, plusieurs casemates du GSPC en Kabylie ont été détruites par l'ANP. On citera les six casemates découvertes dans les environs d'Ait Yahia Moussa, où d'importantes quantités de vivres, d'effets vestimentaires et de produits servant à la production de bombes artisanales, ont été récupérés. Une autre casemate a été démolie à Sidi Ali Bounab, des dizaines de futs contenant du TNT ont été découverts. Parallèlement, plusieurs terroristes ont été abattus un peu partout dans la région.
Le renforcement du dispositif sécuritaire en Kabylie a été amorcé en aval de l'attentat kamikaze du 3 Aout. Lequel ciblait le siège des renseignements généraux (RG) de Tizi Ouzou. Après quoi, l'appareil sécuritaire s'est montré plus déterminé que jamais, à supprimer les maquis dans la région. Cela a été d'autant plus confirmé après la visite effectuée par le chef d'état major de l'ANP, Ahmed Gaid Salah, à Tizi Ouzou, en Septembre 2008. Un plan de riposte aux groupes armés aurait été établi. Depuis, des dizaines d'opérations ont été menées, notamment dans les massifs de Sidi Ali Bounab et de Yakouren.
Toutefois, malgré un effectif réduit et des moyens logistiques revus à la baisse, les groupes armés gardent des capacités de nuisance : des faux barrages où des dizaines de citoyens ont été rackettés et quelques uns assassinés, des bombes artisanales sur les pistes empruntées par les convois militaires et des kidnappings. On est aussi tenté de penser, que l'hiver particulièrement rude de cette année, a ralenti leurs mouvements. Les difficultés à se déplacer, la pression de l'armée, les ont peut être contraints à se contenter d’un minimum, juste pour signifier qu'ils sont encore là.
Par KA
