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Depuis le 11 janvier, la ville de Sidi Bel Abbès , dans l'ouest algérien, a vécu au rythme du cinéma , d'expression berbère.
A l'ouverture, en hommage au peuple palestinien, un extrait du film « Palestine blues » a été projeté et une minute de silence a été observée. De son côté, Ahmed Bedjaoui a tenu, au nom de Mme Toumi, ministre de la culture, a saluer la région de Bel Abbes. L'école des beaux arts de la ville a réalisé une fresque géante, en l'honneur du festival qui a accueilli plus de 500 participants. Dans son message, elle également indiqué que la culture amazigh concerne tous les algériens, et que le cinéma est le meilleur moyen de la transmettre. Cette édition a été placée sous le slogan de l'UNESCO « pour une libre circulation des idées par le mot et par l'image ». En marge des projections, des séminaires et ateliers de formation ont été animés par des spécialistes.
A cette rencontre était présent des cinéastes de France, du Maroc, de Turquie et de Guadeloupe. Pour cette édition, ce fut le cinéma Iranien qui était à l'honneur, représenté par une délégation menée par la réalisatrice Katayoon Shahabi. Lors d'une interview, elle a déclaré je cite « faire du cinéma c'est avoir une voix. Si vous n'avez pas de voix, personne ne va vous écouter ».
63 œuvres cinématographiques ont été visionnées par le comité de sélection, 19 ont été retenus pour se disputer « l'Olivier d'Or ». Sur les films sélectionnés, il y avait 9 courts métrages, 4 longs métrages, 2 films d'animation et 4documentaires.
Ce festival a également vu la projection en hors compétition, de 24 films dont la moitié étrangers, au grand plaisir des bel abbessiens. Nous citerons « Yura deg w anyir » d'Ahmed Djenadi, le premier film d'action amazigh, et « Aux limites du réel » de Lameri Aït Saada qui traite de la faiblesse de l'homme devant la femme, et des conséquences souvent dramatiques.
Le verdict rendu par le jury présidé par le cinéaste Ali Mouzaoui, dans la soirée de ce jeudi a vu le grand prix revenir au film « Tour d'argent », d'Ali Braham Hafidh. Le prix du meilleur documentaire a été décerné à « Le pays de la montagne », de Rabah Boubras. Le prix du meilleur court métrage, quand à lui, a été attribué au marocain Alaoui Amharzi pour « Izurane » (Les racines). Le meilleur film d'animation fut « Le trésor d'une autre planète » d'Ifaz Matoub. L'auteur du scénario « Rêve mortel » d'Abdelmadjid Djebbour s'est vu offert un stage en France, alors que le marocain Abdellah Labdaoui, s'est vu décerné la mention spéciale du jury pour le film « Khoua Tarek » (Mon frère Tarek).
Le 12 janvier, au deuxième jour du festival, s'est tenue une journée d'étude sur la poésie. Une occasion pour rendre un hommage à Kateb Yacine, homme de lettres et de théâtre. Son œuvre a été revisitée, grâce à la présence d'artistes et d'écrivains de renom.
Hachemi Assad, déclarait il y a quelques semaines, que la 9ième édition de ce festival sera un succès retentissant. Il a par la même déclaré que je cite « Le but est de montrer via le 7ième art, que la promotion de la diversité linguistique, composante essentielle de la diversité culturelle, passe par le partage des valeurs communes au premier desquelles se trouve le respect des autres langues et cultures. Alors pari tenu et merci pour tout monsieur Assad.
Notons enfin que la prochaine édition du festival aura lieu en janvier 2009, dans le sud algérien, à Tamanrasset pour être exact.
Par Mus
