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Le fort turc de Bouira sera restauré

24/02/2008 - Lu 994 fois
Le fort turc de Bouira sera restauré C'est ce qu'a déclaré le directeur de la culture lors de l'organisation hier de la journée d'information sur le patrimoine historique au niveau du lycée Mohamed Seddik- Benyahia.

Cette action a été préparée conjointement avec l’association Histoire et Archéologie de Bouira.
Le thème de la rencontre a tourné autour de l’histoire du célèbre Fort turc, bien que de triste mémoire il a été érigé par l’occupation turque pour mater la rébellion dans la région, il est témoin quand même d’un pan de notre histoire du temps où la Grande Kabylie était sous  régime turc. A vrai dire, il n’en reste rien du fort turc appelé communément Bordj Bouira, si ce n’est  quelques fragments en ruine. Situé dans la partie ouest de la ville de Bouira, le Fort turc a fait dernièrement l’objet d’une attention particulière en vue d’être restauré à sa forme initiale et après sa récupération et son  incorporation dans la liste des sites faisant partie du patrimoine national pour avoir toute l’importance pour sa prise en charge réelle dans la réhabilitation de sa structure. Le terrain a été clôturé et une étude est lancée, selon le responsable de la culture, qui a ajouté que cela prendra du temps pour terminer l’étude et entreprendre par la suite sa restauration, pour la simple raison que les travaux de recherche pour récupérer les anciens plans nécessitent un travail de longue haleine et de précision. Evidemment il est question de restaurer le site dans l’objectif d’en faire un joyau historique et touristique en même temps.

La wilaya de Bouira, il  faut le préciser, se targue d’avoir sur son territoire  une nuée de vestiges historiques, abandonnés, et les aléas du temps ont fait le reste ; il ne subsiste d’eux que fragments et poussières. Nous citons la région de Sour El Ghozlane qui peut se prévaloir d’avoir les  plus fabuleux restes et qui témoignent de l’histoire collective des plus lointaines. Comme l’époque romaine et son invasion du temps où la ville de Sour El Ghozlane s’appelait Auziala romaine avec ses forums, cirques, marchés,temples, forts, pierres tombales, gravures de valeur… Et c’est dans la région de Sour El Ghozlane que le chef berbère Takfarinas a été abattu après des années de lutte et de résistance contre le pouvoir romain.C’est valable aussi pour l’époque turque, avec la présence à nos jours de ses forts, ses mosquées, murs, et aussi la période coloniale française, parce qu’en se temps-là Sour El Ghozlane s’appelait Aumale, en référence au duc d’Aumale, fils du roi de France, Louis Philippe. En 1846, l’occupation française a créé dans cette ville antique un poste militaire dont les restes sont visibles de nos jours. Enfin, Bouira a connu  l’invasion romaine avant d’être soumise par les Hammadites,puis les Ottomans qui ont laissé leurs traces illustrées par le fort turc, Bordj Bouira, qu’il faudra remettre en l’état pour l’histoire ; il en est de même pour les autres legs historiques avant qu’ils ne disparaissent à jamais emportant avec eux des fragments importants de notre éxistence. Il ne faut pas oublier de citer aussi  la résistance farouche de la population de la wilaya de Bouira, opposée à la conquête coloniale des envahisseurs français et reprise de plus belle avec l’insurrection du valeureux combattant Boubeghla en 1885 puis avec celle d’El Mokrani.

Une commune porte son nom dans la wilaya de Bouira et même des traces d’histoire sont présentes. Il y a fort à faire pour les spécialistes du domaine de la préservation de nos richesses historiques, qu’elles soient matérielles ou immatérielles.

Par Farid Haddouche
Source : Le jour d'Algérie

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