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Algérie : Près de 3600 Algériens atteints de schizophrénie

04/12/2008 - Lu 1066 fois
Algérie : Près de 3600 Algériens atteints de schizophrénie «Un gros effort reste à faire pour mettre fin à la stigmatisation de la maladie mentale au sein de la société», indiquait Dr Nadji Nacéra, représentante du ministère de la Santé, lors de l'ouverture des 4es Journées médico-psychologiques organisées par la Société algérienne médico-psychologique.

D’après la représentante du ministère, plusieurs actions sont menées pour une organisation des soins de santé mentale les plus adaptés aux besoins spécifiques de toutes les tranches d’âge de notre population au double plan préventif et curatif. Elle parlera du renforcement des consultations préventives et curatives de psychologie clinique et orthophonique intégrées aux offres de soins au sein des structures sanitaires publiques. L’intervenante soutient que la politique nationale de santé en Algérie accorde une attention particulière à la santé mentale et vise une optimisation de la prise en charge des problèmes qui y sont liés.

En outre, de nouvelles activités comme l’implantologie cochléaire, la pédopsychiatrie, les soins aux toxicomanes et la prise en charge des psycho-traumatismes, sont prises en considération. Dans cette visée, l’on annonce la création de services de pédopsychiatrie réservés exclusivement à la prise en charge psychiatrique de l’enfant et de l’adolescent au niveau des établissements hospitaliers spécialisés et la formation des intervenants avec le concours de l’OMS.

Aussi, la représentante du ministère de la Santé parlera de la «réalisation de 14 hôpitaux psychiatriques qui vont s’ajouter aux 15 hôpitaux déjà existants réhabilités, compte tenu de la demande accrue qui a rendu impérative la réalisation de nouvelles structures. L’intégration des soins de santé mentale aux soins primaires de proximité au sein de la communauté au niveau des centres intermédiaires de santé mentale sont créés dans les établissements publics de santé de proximité.

Les thèmes choisis par les séminaristes sont essentiellement la maladie d’Alzheimer et les troubles de la mémoire. «Des problèmes très importants», dira le professeur Ridouh de l’ESH-Frantz Fanon. Selon ce spécialiste «la dimension morale et mentale est à prendre en considération». La schizophrénie est plutôt répandue entre les jeunes. Elle peut apparaître dès l’âge de 20 ans. La famille joue un rôle primordial dans la prise en charge des malades schizophrènes, afin d’éviter les risques de rechute qui sont intimement liés aux problèmes sociaux. Dans la prise en charge «on butte surtout sur des problèmes de logistique», estime le professeur. Même si les structures de soins journaliers existent, les autres moyens (transports) font défaut. Ridouh relèvera également que «dans le traitement de la schizophrénie, il y a les problèmes de la morbidité chez les toxicomanes. Cela entraîne des complications dans le traitement et la prise en charge du malade toxicomane». A ce propos, Dr Nadji affirme qu'un programme portant sur la réalisation de 53 centres intermédiaires de soins aux toxicomanes a été élaboré.

Concernant l’Alzheimer, «le problème de prise en charge représente à 90 % un problème d’actualité», estime Pr Ridouh. Les traitements existent, et participent à retarder la détérioration cognitive. Les autres maladies répandues en Algérie sont la dépression, objet de plusieurs interventions lors de ces journées.

Par ailleurs, on notera que les causes sont multiples : stress, psycho-traumatisme (inondations, tremblement de terre, échec professionnel). Les gens «se racontent facilement» avouera le Pr Ridouh. On compte 2 000 hospitalisations par an et 50 000 consultations, soulignera le Pr Tidjiza, président de la Société algérienne médico-psychologique.

Source : Le soir d'Algérie

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