«Nos sociétés de construction automobile sont cotées en Bourse. Elles sont donc en train d’étudier les opportunités d’un tel investissement en Algérie qui ne peut être que rentable », a-t-il expliqué à l’inauguration de la Foire de l'industrie et du commerce de la République islamique d'Iran, en présence du ministre du Commerce algérien, M. El-Hachemi Djaâboub.
Les Iraniens, qui demeurent prudents quant à s’engager dans le montage de véhicules en Algérie, ont toutefois affiché une grande volonté pour investir dans un secteur dont les besoins sont satisfaits par le recours à l’importation. «Nous ne voyons aucun inconvénient à implanter des unités de montage de véhicules avant de pouvoir nous lancer dans leur fabrication ici en Algérie», a insisté M. Massoud Mirkazemi. Il a estimé que le rétablissement des relations algéro-iraniennes va permettre d’élargir ce partenariat, aujourd’hui au stade embryonnaire, à d’autres secteurs d’activité, notamment ceux du textile et du médicament.
La présence du ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière, M. Saïd Barkat, à l’inauguration de cette foire répond, en fait, à ce besoin de développer les échanges commerciaux en matière de fabrication des médicaments, dont le générique pour lequel est connu l’Iran. A cet effet, des rencontres seront organisées entre les investisseurs publics et privés des deux pays.
Saïd Barkat a déclaré que «l’Algérie fait confiance à la qualité des produits pharmaceutiques iraniens». Dans son intervention, le ministre du Commerce algérien, M. El- Hachemi Djaâboub, s’est dit satisfait de la qualité des échanges qu’il a eus avec son homologue iranien et n’a pas manqué d’afficher son désir de tirer profit de l’expérience iranienne dans divers domaines de l’activité industrielle. Il a invité les entrepreneurs iraniens à venir s’installer en Algérie, en leur promettant de les accompagner dans leurs démarches. «Nous avons de grands chantiers dans les secteurs du bâtiment et des travaux publics que les sociétés nationales ne peuvent pas réaliser toutes seules.
Le champ reste encore ouvert pour participer à l’achèvement des divers programmes lancés ces dernières années, dans le cadre de la politique gouvernementale», a-t-il déclaré à l’adresse des hommes d’affaires iraniens dont certains découvrent pour la première fois le marché algérien.
Abondant dans le même sens, le ministre de la République islamique d’Iran a affirmé qu’il existe une réelle volonté de promouvoir les relations économiques et commerciales de la part des responsables des deux pays. Il dira, toutefois, que le volume des échanges demeure loin des résultats escomptés vu l’importance des accords signés ces dernières années entre l’Algérie et l’Iran.
M. Massoud Mirkazemi a évité de parler de la rupture des relations diplomatiques entre l’Algérie et l’Iran durant les années 1990, pour expliquer la faiblesse des échanges commerciaux. Il dira que l’organisation de telles manifestations représente de très bonnes occasions pour tisser des relations économiques et commerciales réelles dans le cadre d’un partenariat fort et durable.
Source : Le soir d'Algérie