Les mis en cause ont été arrêtés au square port Saïd au mois de mars dernier suite à une souricière qui leur a été tendue par les services de la police judiciaire de la division centre de la sûreté de la capitale. Lors de leur arrestation, les bandits étaient en possession de faux papiers et de cartes d’identité appartenant à des Africains qui résident clandestinement dans notre pays. Parmi les accusés, figurent deux Algériens reconnus coupables de complicité et condamnés à deux ans de prison ferme assortie de 500 dinars d’amende.
Incarcérés à l’établissement pénitentiaire de Bab Edjedid, les prévenus ont, au cours de leur passage à la barre, que ce soit au niveau du tribunal où devant les magistrats de la cour, nié d’être impliqués dans des affaires de falsification de documents. Les accusés ont, par ailleurs, affirmé qu’ils n’ont jamais déclaré à leurs victimes qu’ils étaient en mesure de leur délivrer des visas.
Le procureur général a estimé que toutes les preuves matérielles sont réunies pour conclure que les malfrats, qui ont regagné notre pays clandestinement, avaient bel et bien l’intention de nuire à l’image de l’Algérie, et ce par leurs agissements frauduleux.
Le procureur, qui a qualifié les mis en cause de malfrats, n’a pas tardé à demander une peine collective de cinq ans de prison ferme assortie de 10 000 dinars de dommages et intérêts. Les avocats de la défense se sont contentés de solliciter l’application des articles ayant trait aux circonstances atténuantes. Après les délibérations, les dix Nigériens et les deux Algériens ont écopé de trois ans de prison. A noter que les accusés ont échappé miraculeusement à une qualification criminelle pour la simple raison qu’ils activaient en plein jour.
R. H.
Source : Le jeune indépendant