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Merkel : Signature du contrat sur la Mosquée d’Alger

19/07/2008 - Lu 1452 fois
Merkel : Signature du contrat sur la Mosquée d’Alger Reçue mercredi dernier avec les honneurs d’un chef d’Etat par le président Bouteflika, la chancelière Angela Merkel, n’est certainement pas repartie, jeudi, déçue de sa première visite officielle effectuée en Algérie.

Dans ses bagages elle a emmené le procès-verbal  de notification du contrat portant études et suivi du projet de la Mosquée d’Alger attribué au  bureau d’études allemand qui a été  retenu à l’issue du concours d’architecture national et international relatif à cette mosquée.

La cérémonie de signature s’est déroulée le deuxième jour de la visite,  en présence du président de la République, Abdelaziz Bouteflika. Cette signature, est, comme l’avait souligné des sources diplomatiques la veille de l’arrivée de la chancelière allemande, l’un des objectifs que la chancelière  s’était fixé  pour sa visite.. Il est à rappeler que le contrat porte, selon les allemands, sur un montant de  900 millions d’euros. Le document a été signé du côté algérien par Mohamed Lakhdar Alloui, directeur général de l’Agence nationale de réalisation et de gestion de la Mosquée d’Alger et du côté allemand par Jurgen Engel, représentant du groupement allemand «KSP-Engel und Zimmermann GmBH», «Krebs und Kiefer international GmBH  & Co» et «Krebs und Kiefer & Partners International».

La veille, à l’occasion du forum d’affaires organisé par la chambre de commerce et d’industrie algéro-allemande, deux accords de partenariat  dans les domaines de l’industrie et de la formation ont été signés. Le premier concerne une joint venture entre l’entreprise allemande «Europoles Pfeider», leader mondial dans la production de mâts en béton pour le transport de l’énergie électrique et le groupe privé algérien «Cevital». Le deuxième accord signé porte sur  une convention-cadre relative à la formation entre l’entreprise allemande «Knauf international» et le ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels. C’est donc avec le sentiment d’avoir accompli  sa mission que Angela Merkel a quitté jeudi Alger au terme de ses deux jours de visite.   Et pour cause, outre ces résultats tangibles obtenus, il y a lieu de noter que Berlin et Alger  ont convenu de renforcer la concertation politique et d’imprimer un nouvel élan à la coopération économique.

Les entretiens qu’ont eu  le président de la République et la chancelière allemande  jeudi matin,  et au terme desquels Angela Merkel a qualifié les relations algéro-allemandes d’«amicales» et d’«excellentes», dénotent de cette volonté commune d’impulser aux relations  bilatérales une nouvelle dynamique. C’était également l’espoir  de la première dame d’Allemagne avant sa venue. De source diplomatique, on avait effectivement affirmé que le souhait de la chancelière était de lever tout obstacle qui s’érigeait sur la voie des relations algéro- allemandes. Elle reconnaîtra du reste que le but de sa visite était  d’arriver à une  «meilleure compréhension mutuelle entre les deux pays», car avait-on tenu à expliquer, Berlin  ne comprenait pas les raisons  de la présence d’écueils  sur le chemin de ce partenariat. Le problème  de la  langue, que l’on avait tenté d’avancer pour expliquer cette situation, ne semblait pas trop convaincre les observateurs.

L’avenir nous dira si les choses sont définitivement rentrées dans l’ordre. Dans l’intervalle, la chancelière allemande a plaidé la cause des entreprises allemandes en évoquant  lors de ses entretiens avec Bouteflika  «la coopération économique entre les deux pays, (qui)  peut être améliorée davantage». Merkel dira avoir donné les gages pour ce faire. Cette visite, à la tête d’une importante délégation de chefs d’entreprise,  avait-elle déclaré la veille, traduit justement  la volonté de l’Allemagne de «manifester (son)  intérêt pour l’Algérie». Une déclaration faite  à l’occasion d’un dîner de gala offert par la chambre algéro-allemande de commerce et d’industrie.  Et à Merkel d’annoncer les intentions futures de l’Allemagne, en ajoutant qu’au regard de «l’importance du poids politique de l’Algérie, nous avons l’intention ferme de faire évoluer davantage les relations avec l’Algérie dans tous les domaines». Un interêt justifié par le fait, expliquera la chancelière, que «l’Algérie est le plus grand pays du Maghreb avec un très grand potentiel économique». Interrogée sur la coopération économique, notamment énergétique, Mme Merkel a indiqué que les entretiens ont porté également sur les projets à venir, annonçant dans ce cadre que les deux pays ont convenu d’installer une commission mixte algéro-allemande à laquelle participeront des représentants du gouvernement et d’entreprises industrielles.  «Cette décision politique se répercutera de façon positive sur l’évolution des relations économiques entre les deux pays», a-t-elle souligné.    De son côté Chakib khelil a,  dans une déclaration reprise par l’APS, affirmé que «nous aimerions que Sonatrach puisse travailler librement sur le marché européen, que ce soit en Espagne, en Italie ou en Allemagne».

Nadia Kerraz
Source : Le jour d'Algérie

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